skip to Main Content
Menu

Saison 2018-2019

Joe Lima The Edge of the Infinite
Andrea Kastner Shadow Cities
573° Biennale de céramique Virginia McClure. – Commissaire invité : Luc Delavigne
James Gardner Syzygy
Marianne Pon-Layus L’autre fille
Jessica Houston Suspended in a Sunbeam
« Aquarelle » – Commissaire invité : Michael Merrill
Exposition annuelle des étudiants 2019
Marie-Claude Bouthillier Matière à tableau
In/Visible: Body as Reflective Site Commissaires invitées : Lori Beavis, Maria Ezcurra et Natasha S. Reid

 

Joe Lima The Edge of the Infinite


Visite commentée avec l’artiste : le jeudi 6 septembre à 17 h
Vernissage : le jeudi 6 septembre à 18 h
Atelier thématique : le samedi 8 septembre de 9 h 30 à 16 h
Exposition : du 7 au 29 septembre

La saison 2018-2019 de la Galerie McClure débute avec The Edge of The Infinite, une exposition de l’artiste établi Joe Lima. Au cours des dernières années, Lima s’est intéressé à la gravure sur bois. Il débute son travail en collectionnant des dessins et des photos de sources personnelles et historiques. Chaque dessin ou photo fait l’objet d’une analyse des lignes et formes qui peuvent l’intéresser. L’étape suivante du travail consiste à démêler le groupe d’images et à créer un tissage complexe de motifs clairs et foncés sur la surface du bloc de bois. Dans The Edge of the Infinite, Lima exposera les matrices en bois elles-mêmes ainsi qu’une variété d’estampes.

Dans son travail, Joe Lima explore la création d’images qui met en lumière une incertitude intrinsèque, un désir ardent de trouver quelque chose de caché et inaccessible dans les structures, les paysages et les espaces intérieurs. Il tente de trouver des images qui révèlent des aspects inconnus du monde extérieur, dévoilant un monde de secrets et de mystères. Dans chacun des environnements qu’il crée, il s’approprie les images pour ajouter des éléments qui modifient la structure spatiale, créant un espace ambigu et hallucinatoire. Les images de Lima montrent des espaces architecturaux, des environnements microscopiques et des lieux extérieurs infinis.

Pour Joe Lima, il est important de développer une tension thématique entre les espaces internes et externes et de perturber le cours naturel des choses. Cela entraîne une pluralité de sens qui peuvent distraire ou susciter notre curiosité. C’est la transformation du reconnaissable en l’inhabituel – une déviation de la norme, donnant à l’image le souffle du surréel.

Avec l’exposition de Joe Lima, nous introduisons également une nouvelle série d’ateliers au sein de notre école d’art en collaboration avec la galerie. L’objectif de la série d’ateliers, en continuité avec notre mandat éducatif, est de créer un lien encore plus fort entre notre communauté étudiante, la communauté montréalaise en général et nos artistes exposants. Un atelier d’impression sur bois, qui utilisera l’exposition comme source d’inspiration, se tiendra le 8 septembre de 9h à 16h (inscription obligatoire).

JOE LIMA est un peintre, sculpteur et graveur né à Açores au Portugal en 1963. Il vit et travaille à Montréal et est représenté par la Galerie Nicolas Robert. Lima a étudié les arts visuels au Fanshawe College de London, en Ontario, et à l’Université Concordia, à Montréal, où il a reçu son B.F.A. Il expose son travail depuis 1986 dans des musées et des galeries d’art au Canada, aux États-Unis et en Europe. Les œuvres de Joe Lima se trouvent dans des collections majeures au Québec et en Europe, notamment à la Bibliothèque et aux Archives nationales du Québec; Collection d’œuvres d’art, Musée du Québec; Battat Contemporary à Montréal; au Portugal à Arquipélago – le Centro de Artes Contemporáneas et le Museu de Angra do Heroísmo.


 

Andrea Kastner Shadow Cities


Visite commentée avec l’artiste : le jeudi 4 octobre à 17 h
Vernissage : le jeudi  4 octobre à 18 h
Exposition : du 5 au 27 octobre

La Galerie McClure est heureuse de présenter Shadow Cities, une exposition du nouveau travail de la peintre Andrea Kastner. Son expérience récente comme artiste en résidence au site d’enfouissement de Haliburton l’a amenée à s’asseoir près d’une montagne d’objets refusés depuis des décennies pour peindre le paysage de nos biens non désirés. Elle s’est questionnée à savoir si ces montagnes de débris sont des constructions accidentelles de notre époque, une ville de l’ombre construite tout près de celle qu’on habite. Notre paysage urbain serait construit avec ce que l’on choisit et de là émergerait les sites d’enfouissement, forgé des espaces négatifs de nos désirs. Les œuvres de Kastner mettent volontairement l’emphase sur ces choses que nous choisissons d’ignorer. Cette exposition inclue plusieurs petits formats peints en plein air au site d’enfouissement ainsi des grands formats des autres lieux que l’artiste a documentés au passage de ses nombreux voyages et déménagements familiaux : des déchets compactés congelés à Dawson City au Yukon à une maison flottante à Iowa City ou à la démolition d’un appartement endommagé par une inondation à Binghamton, NY, son lieu de résidence actuel.

Kastner s’intéresse aux fissures et crevasses de notre environnement construit. Ses œuvres donnent à ces espaces négligés cette lueur qui émerge lorsqu’on regarde l’invisible. Elle exagère ces dérapages notamment en utilisant le collage dans la construction de ses peintures, déchirant et trouant sa source matérielle et en utilisant du ruban de peintre pour maintenir la fragile réalité du dépotoir. Tous ces fragments de lieux, ces usines, ces maisons, ces hôtels et ces terres en friche sont réunis dans cette série de peintures, qui se désagrège et surgit dans ce collage de la réalité, construite et déconstruite comme un casse-tête.

La ville est un texte qui est constamment réécrit, laissant évidence de ses révisions dans chaque délicate cicatrice de ciment laissée sur ces murs. Alors que des édifices sont démolis, des façades exposées, des déchets collectés et enfouis, les ébauches et corrections de la ville deviennent visibles. Les tableaux d’Andrea Kastner sont un poème à demi-achevé en hommage à cette ville de l’ombre, ses secrets et ses fantômes retrouvés parmi les éléments négligés qui s’écroulent, les portes à jamais fermées qui rappellent des portails donnant sur des mondes inaccessibles.

Andrea Kastner est une peintre canadienne qui vit à Binghamton, NY. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de Mount Allison University (2006) et une maîtrise en arts visuels de l’Université d’Alberta (2012). Son travail a été exposé dans plusieurs galeries à travers le Canada, incluant une exposition solo à Harcourt House (Edmonton), à la Kamloops Art Gallery et à ODD Gallery (Dawson City) ainsi que des expositions de groupe dont à la Art Gallery of Hamilton, la Art Gallery of Windsor et à la Esker Foundation (Calgary). Elle a reçu une bourse de la Elizabeth Greenshields Foundation, du Conseil des arts de la Colombie Britanique, du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des arts du Canada en plus d’avoir été finaliste au concours de peinture canadienne RBC en 2012. Elle a réalisé des résidences de création à l’Université de Windsor, le Banff Centre for the Art, le Vermont Studio Center et plus récemment, elle a été Reclaim Artist in Residence à la Haliburton School of Art and Design.

Heures de la Galerie : mardi à vendredi de 12 h à 18 h, samedi de 12 h à 17 h


573°
Catherine De Abreu, Veronika Horlik, Julie Lavoie, Guy Simoneau et Vera Vicente
Biennale de céramique Virginia McClure
Commissaire invité : Luc Delavigne

Vernissage : le jeudi 1er novembre à 18 h
Exposition : du 2 au 24 novembre
Rencontre avec le commissaire et les artistes : le jeudi 8 novembre à 18 h 30

La Galerie McClure est ravie de lancer 573˚, notre troisième Biennale de céramique Virginia McClure. Le titre se réfère au savoir-faire et au processus de création ; 573˚C étant la température à laquelle l’argile devient céramique, se transformant miraculeusement en art. Les œuvres de cette exposition témoignent du fait que ces artistes utilisent leur savoir-faire remarquable et leurs connaissances des approches traditionnelles pour expérimenter de manière novatrice. Dans 573˚, nous soulignons comment ces connaissances permettant aux artistes céramistes contemporains de créer des oeuvres qui répondent à notre époque.

Nous sommes honorés et ravis d’accueillir en tant que commissaire Luc Delavigne, le président sortant du Conseil des métiers d’arts du Québec (2013-2018) et actuellement directeur adjoint au Centre de céramique Bonsecours. Pendant plus de quinze années, Luc s’est dédié à la visibilité croissante des métiers d’art, avec un accent sur la céramique et cette exposition contribue certainement à cet effort remarquable. Luc a choisi cinq artistes québécois reconnus : Catherine De Abreu, Veronika Horlik, Julie Lavoie, Guy Simoneau et Vera Vicente. Chacun maitrise des techniques spécifiques. Nous sommes extrêmement reconnaissants de ce que chacun de ces artistes apporte avec ces œuvres inédites. L’intérêt de Luc pour l’objet, le processus de création et le savoir-faire technique permet d’articuler des propositions artistiques contemporaines mises de l’avant dans cette exposition.

La Biennale céramique Virginia McClure, une série de cinq expositions sur dix ans, est dédiée à la célébration de l’excellence et l’innovation artistique de la céramique contemporaine ainsi que d’honorer l’héritage de Virginia McClure qui s’est dédiée à la céramique et au Centre des arts visuels. Alors que nos deux premières biennales, Caméléon (2014) et Épisode (2016), ont souligné un élan vers l’innovation dans la pratique de la céramique contemporaine, le thème de cette année souligne le savoir-faire comme moyen de parvenir à innover. Et contrairement aux deux premières expositions qui ont invité des artistes à l’extérieur du Québec, cette année, nous sommes allés à la rencontre de notre propre communauté au Québec, puisqu’il existe peu d’endroits plus historiquement ancrés dans l’excellence du savoir-faire que le Québec. L’exposition est accompagnée d’un catalogue de 76 pages incluant un essai du commissaire et un portfolio par artiste.

Cette exposition était accompagnée d’une publication. Consulter la page des publications.


James Gardner Syzygy



Visite commentée : jeudi le 29 novembre à 17h
Vernissage : jeudi le 29 novembre à 18h
Exposition : 30 novembre au 21 décembre 2018

La Galerie McClure est heureuse de présenter l’exposition Syzygy de James Gardner. Un syzygie est un alignement de trois corps célestes. Dans cette exposition, ce ne sont pas des planètes mais trois ensembles d’œuvres  qui entrent en conjonction et résonnent entres elles. Montrée ensemble pour la première fois, cette conglomération de tableaux et de sculpture explore comment les images se construisent, se rassemblent et s’accumulent. Gardner veut que cette exposition nous aide à réfléchir de quelle façon les images émergent et se concrétisent dans le temps, comment elles se fragmentent et s’estompent, non seulement dans la mémoire ou la cognition mais aussi dans l’histoire. De ce fait, Sygyzy contextualise les images et la création d’images comme un processus analogue et géologique et d’autres formes de croissance biotique et de décomposition. L’œuvre est présentée de façon à imiter des événements comme des accumulations ou des sédimentations. Même si les assemblages de tableaux et de sculpture font référence au studio, nous voyons aussi comment les systèmes de création peuvent nous diriger vers des processus de propagation, réplication et de dégradation. Une image n’est jamais statique, elle reste prise dans un processus recombinant.

Les œuvres dans l’exposition rassemblent des fragments de la mémoire, de l’image et du symbole. Leurs structures et références proviennent de la recherche de Gardner sur ‘l’ésotérisme occidental’. Des thèmes comme la philosophie alchimique éclairent les processus matériels, la couleur et la forme résonnent avec les tropes de la culture psychédélique et les traces de l’imagerie dans les tableaux  font allusion à la rencontre de Gardner avec des systèmes symboliques astrologiques. Il fait référence aux endroits où il habite aussi, mais ceux-ci sont rendus étranges par des méthodes récurrentes de dissolution et de reconstitution. L’œuvre sculpturale dans l’exposition a une corrélation directe avec les tableaux, comme tout le matériel utilisé est un dérivé du processus de la peintre. Que ce soit des rebus «embellie» ou une caricature des infrastructures de l’atelier, les sculptures sont un point d’ancrage pour la création d’images dans un réseau de relations conceptuelles et matérielles. L’expérience d’observation devient une rencontre avec l’écologie de l’image.

Né en 1983 à Kitchener en Ontario, James Gardner vit présentement à Montréal et poursuit actuelelment une maitrise en arts visuels à l’Université Concordia. Ceci est sa première exposition solo à Montréal. Gardner a reçu plusieurs prix incluant The Toronto Arts Council et Ontario Arts Council Emerging Artist Grants, le TFVA Artist Prize, et The Canada Council for the Arts Project Grant. Récemment, Gardner a reçu la prestigieuse Joseph Armand Bombardier Canadian Master’s Scholarship. Gardner a été sélectionné pour le concours de peinture RBC en 2014 et a aussi été un membre fondateur du collectif d’artiste VSVSVS. Ses expositions récentes incluent Not Together but Alongside à Mercer Union (Toronto, 2015), Painting Eaters à Katzman Contemporary (Toronto, 2016), Sailing Stones à Platform Projects (Athènes, 2017) et Selenotropic à Campus gallery (Barrie, 2017).

Consulter un article au sujet de cette exposition sur Akimblog ici.


 

Marianne Pon-Layus La dernière fille

Visite commentée avec l’artiste : le jeudi 10 janvier à 17 h
Vernissage : le jeudi 10 janvier à 18 h
Exposition : du 11 janvier au 2 février

La Galerie McClure est heureuse de présenter La dernière fille, une exposition peintures de Marianne Pon-Layus. Son travail met en scène des femmes se livrant à des actions sensuelles et agressives avec une légèreté et un humour parfois grinçant.

Définitivement féministe, elle présente des situations en contrepoint à l’image attendue de la femme dans la peinture classique. Loin des belles alanguies et des mères attentives, elle octroie à ses personnages un droit à la violence, à l’envie, au sadisme et au masochisme. Production cathartique et revendicatrice, elle veut libérer la figure féminine du fantasme hétéronormatif et de la honte de soi en complexifiant les rapports de domination.

MARIANNE PON-LAYUS vit et travaille à Montréal. C’est par la peinture et le dessin qu’elle explore les rapports de pouvoir et l’influence des stéréotypes sur la construction des identités. Elle a étudié les arts visuels et médiatiques à l’UQAM où elle a remporté la Bourse du Fond des professeurs en 2011 avant de compléter sa maîtrise en 2012. Pon-Layus a exposé en solo à la Galerie Lilian Rodriguez, la Galerie B-312, la Maison de la culture Frontenac et la Galerie d’art d’Outremont. Elle s’est également produite dans des expositions collectives à Art-Mûr et au Musée du Bas-Saint-Laurent. En 2015 et 2016, elle a participé à des résidences de création artistique au Québec, en Suède et en Belgique. En 2018, elle a exposé de grandes peintures sur toile libre à travers le Canada; à Winnipeg dans La Maison des artistes visuels francophones et à Dawson City au Klondike Institute of Art and Culture.


 

Jessica Houston Suspended in a Sunbeam

Vernissage : Jeudi 7 février à 18 h
Exposition : du 8 février au 2 mars 2019
Conférence : Jeudi 28 février à 18 h 30

La Galerie McClure est heureuse de vous présenter Suspended in a Sunbeam, une exposition de Jessica Houston. Les techniques mixtes réunies dans l’exposition couvrent son travail de ces dix dernières années dans le Grand Nord. Houston explore les écosystèmes complexes de l’Arctique, incluant son histoire avec la colonisation, les revendications territoriales actuelles et le changement climatique. Les fragments s’assemblent dans la galerie – couleurs de la terre, photographie d’un poste de traite abandonné, morceau de bois noirci émettant des sons – afin de souligner le pouvoir actif des matériaux. La Terre, elle-même occupe l’espace de la galerie pour que notre lien avec la terre, le territoire et la matière soit remis en question.

Est incluse dans cette exposition, une projection de ‘Q a u s u i t t u q ᖃᐅᓱᐃᑦᑐᖅ’ | ‘Place with No Dawn’. Ce vidéo en accéléré (le time-lapse) a été créé avec deux caméras vidéos devant un paysage de l’Arctique. Ces images à écran partagé allongent l’horizon et font référence à l’expulsion de personnes des communautés distinctes du Nord du Québec et du Baffin pour affirmer la souveraineté canadienne pendant la guerre froide. The Color of Soil (photographie et peinture) parle de nos mesures d’extraction de la terre, à la fois en termes de ressources à exploiter et de connaissances à acquérir, et offre aussi une conception du territoire en tant que mémoire intégrée, vivante et riche en processus.

Suspended in a Sunbeam offre un espace nous engageant dans des histoires à travers lesquelles les écologies sont faites et défaites; un espace solidaire avec le ‘non-humain’ qui évoque autre chose que l’accaparement des terres, où une autre Terre auto-organisée vibre.

Les projets multimédias de JESSICA HOUSTON confrontent les notions de nature/culture. Elle a travaillé avec les communautés d’Islande, de l’Arctique canadien et en Antarctique sur les questions d’écologie et de durabilité. Elle a créé des oeuvres in situ pour le New Jersey MOCA, Asbury Park, New Jersey; le Castello di Corigliano, Puglia, Italy; Governors Island, NY, NY et The Albany Airport, Albany, NY. Elle a exposé, entre autres, à la Galerie Art Mûr, Montréal, Canada; The Hyde Collection Museum, Glens Falls, NY; et au Latimer House Museum, New York, NY. Ses œuvres sont financées par le Conseil des arts du Canada et se trouvent dans La collection Prêt d’œuvres d’art, Musée National des Beaux-Arts du Québec, Bibliothèques et Archives nationales du Québec (BAnQ), Banque de Montréal, Toronto et le Consulat général de Monaco à Montréal.

Lire le compte rendu de cet exposition sur esse+arts


 

« Aquarelle »
Marie-Claire Blais, Catherine Bolduc, Pierre Dorion, Karilee Fuglem, Sky Glabush, Jim Holyoak, Henri Michaux, Goodridge Roberts, Matt Shane, Yves Tessier
Commissaire invité : Michael Merrill

Vernissage : le jeudi 7 mars à 18 h
Exposition : du 8 au 30 mars
Rencontre avec le commissaire : le jeudi 21 mars à 18 h 30

La Galerie McClure est ravie de présenter « Aquarelle ». L’aquarelle, généralement un support transparent, expose la pensée de l’artiste à l’œuvre. Le papier est primordial, offrant le ton le plus léger et, quelle que soit l’approche choisie – téméraire ou précise – il doit être considéré dès le début. Les œuvres présentées dans cette exposition présentent diverses façons de travailler avec l’aquarelle, dont certaines dépassent les limites de ce qui définit le support, d’où les citations entourant le titre de cette exposition.

Cette exposition s’articule autour de deux œuvres, l’une de Henri Michaux (qui a abordé le médium avec ce que le commissaire appelle une «vision intérieure») et l’autre de Goodridge Roberts (une «vision extérieure»). Michaux refusait de peindre un objet existant et Roberts peignait seulement ce qui existait déjà. Michaux évoquait des visions à partir de réactions matérielles tandis que Roberts interprétait la réalité, en plein air.

Les autres artistes de l’exposition occupent différentes positions par rapport à ces idées. Pierre Dorion extrait rigoureusement l’essence de sources photographiques. Catherine Bolduc découvre de nouveaux mondes avec l’encre et l’aquarelle. Karilee Fuglem crée des ‘dessins invisibles’. Matt Shane et Jim Holyoak, qui travaillent souvent ensemble, utilisent l’encre et l’aquarelle pour expérimenter des représentations contemporaines de paysage. Shane crée des panoramas urbains en noir et blanc, tandis que Holyoak s’aventure dans la nature, combinant le dessin en plein air avec des aspects de la peinture à l’encre de Chine, laissant le processus ouvert à l’accident. Yves Tessier crée des œuvres oniriques, alliant des images de la vie, des films, des images trouvées et du fantastique. Marie-Claire Blais trace des motifs optiques délicats avec du pigment. Sky Glabush se réinvente à chaque nouvelle œuvre.

Quel que soit les philosophies picturales, la réalité réside dans les matériaux eux-mêmes – une combinaison de pigment, de gomme arabique, d’eau, de suie, de colle et de papier. Lorsque le papier est saturé d’eau et que la peinture suit sa nature, l’équilibre entre accident et intention est passionnant. Comme toujours, le médium est le message.

Lire le compte rendu de cet exposition dans Le Devoir.


 

Exposition annuelle des étudiants 2019

Vernissage : le jeudi 4 avril à 18 h
Exposition : du 5 au 27 avril

Les étudiants inscrits à la session d’hiver au Centre sont invités à exposer leurs œuvres dans le cadre de l’exposition annuelle regroupant des pièces réalisées dans une variété de techniques. C’est l’occasion d’apprécier toute la diversité de la production artistique du Centre. Certaines œuvres seront à vendre.


 

Marie-Claude Bouthillier Matière à tableau

Visite commentée : Jeudi 9 mai à 17h
Vernissage : Jeudi 9 mai à 18h
Exposition : Du 10 mai au 1er juin

La Galerie McClure est heureuse de vous présenter l’exposition Matière à tableau. L’exploration des rapports entre la peinture et le textile apparait en filigrane dans la recherche de Marie-Claude Bouthillier depuis la fin des années 90. Les signes, les gestes, les compositions qu’elle choisit de conjuguer et d’étendre à la surface du tableau cherchent à rendre tangible la question du support pictural. Le travail installatif des dernières années a été le vecteur de cette réflexion1.

Les œuvres présentées à la Galerie McClure ont pour modèle la toile elle-même telle qu’elle se manifeste lorsqu’elle est suspendue. Des carrés de toile colorée, réunis par un jeu de recouvrement, construisent ces tableaux dont la composition n’est pas sans rappeler une certaine peinture abstraite. Les assemblages reprennent le dispositif d’accrochage qu’elle a utilisé pour les installations picturales antérieures : superpositions et accumulations de fragments de toile couverts de motifs. Ici, cependant, chaque morceau imbibé de pigment est uniforme et fait figure de grand coup de pinceau. On peut voir dans le jeu de ces aplats de couleurs, qui se juxtaposent et s’additionnent, une allusion à la technique de l’empâtement avec ses effets d’épaisseur. Ainsi traités, ces fragments de coton monochromes deviennent à la fois support et médium.

Montés sur châssis de façon plus conventionnelle, d’autres tableaux reprennent avec différents moyens picturaux le même propos : la toile flottante et libre, représentée par le rectangle de sa surface, seul ou regroupé en damier.

Avec les œuvres de Matière à tableau, l’artiste affirme la peinture en tant qu’objet et sujet de sa pratique, comme fin en soi.

La pratique interdisciplinaire de Marie-Claude Bouthillier prend la forme de tableaux, de dessins, d’installations et de jeux de cartes. Les œuvres de Marie-Claude Bouthillier ont été présentées dans les grandes institutions québécoises, dont le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée des beaux-arts de Montréal et le Musée McCord. Marie-Claude Bouthillier est lauréate des prix Ozias-Leduc (2013) et Louis-Comtois (2011). Elle détient une maîtrise de l’Université du Québec à Montréal (1997). Elle vit et travaille à Montréal.

1 Dans le ventre de la baleine (2010), La bonne aventure (2011) et Vœux (2016)

Lire la critique de cette exposition dans Le Devoir


 

In/Visible: Body as Reflective Site
Artistes: Hannah Claus, Dayna Danger, Maria Ezcurra, Sandeep Johal, Kama La Mackerel et Nadia Myre
Commissaires invitées : Lori Beavis, Maria Ezcurra et Natasha S. Reid
Directrice d’iMPACTS : Shaheen Shariff


Maria Ezcurra, Invisible, 2016. Installation textile / textile installation

Performance par Kama La Mackerel : le jeudi 6 juin, 17 h à 18 h
Vernissage : le jeudi 6 juin, 18 h à 20 h
Exposition : du 7 au 29 juin
Ruche d’art / atelier gratuit : le samedi 8 juin, 15 h 30 à 17 h
Conférence : le mercredi 12 juin à 18h 30 avec Dayna Danger et Kama La Mackerel
Conférence : le mercredi 19 juin à 16h 30 avec Shaheen Shariff, Lori Beavis, Maria Ezcurra et Natasha Reid

La galerie McClure est heureuse de présenter l’exposition In/Visible: Body as Reflective Site (In/Visible), offrant un espace artistique dialogique et de réflexion pour aborder de manière critique les conditions et les actions qui encouragent ou combattent la violence sexuelle. L’exposition aborde la question de la violence sexuelle pour la rendre plus visible au sein de la communauté grâce au travail des six artistes sélectionnées – Hannah Claus, Dayna Danger, Maria Ezcurra, Sandeep Johal, Kama La Mackerel et Nadia Myre. Dans leurs travaux, le corps est montré comme un terrain d’expression, de l’émancipation et de la résistance. La présentation des œuvres de ces artistes met en lumière des réalités sous-estimées associées à la violence sexuelle à travers un large spectre d’expériences. La principale question qui guide cette exposition est la suivante: comment le corps peut-il être employé de manière artistique pour comprendre, exposer, défier et endiguer la violence sexuelle? Les œuvres questionneront d’autres aspects du propos, offriront des discours alternatifs aux discours dominants sur la violence sexuelle et présenteront de possibles méthodes pour prévenir et démanteler la culture insidieuse de la violence sexuelle présente dans notre société. Les commissaires et la directrice d’IMPACTS, professeure à la James McGill, Shaheen Shariff, ont pour objectif de partager le travail et les thèmes abordés dans diverses communautés de Montréal. Pour ce faire, un programme éducatif est associé à l’exposition ainsi qu’un catalogue, qui sera lancé le soir du vernissage.

Cette exposition a vu le jour grâce au programme de l’Université McGill IMPACTS: Des collaborations pour lutter contre la violence sexuelle sur les campus, une subvention partenariale du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (IMPACTS). Conçu pour la recherche sur la violence sexuelle sous toutes ses formes, IMPACTS s’attaque, démantèle et prévient la violence sexuelle en développant des recherches et des solutions fondées sur des preuves dans les domaines de l’éducation, du droit, de la politique, des arts, de la culture populaire, de la presse et des médias sociaux. Pour ce faire, IMPACTS collabore avec treize universités et treize partenaires communautaires en plus de la communauté de l’Université McGill. En tant que l’un des treize partenaires communautaires choisis, la principale contribution du Centre des arts visuels à cet effort est l’exposition In/Visible.

In/Visible

In/Visible: Body as Reflective Site

Commissaires invitées: Lori Beavis, Maria Ezcurra et Natasha S. Reid
Directrice d’iMPACTS : Shaheen Shariff

50 pages (30 reproductions couleur)
français / anglais
ISBN : 978-1-926492-20-9
Galerie McClure, 2019
disponible : Galerie McClure
24,95 $ + taxes

Pour le soutien financier de cette exposition, le Centre des arts visuels aimerait remercier JoAnn Meade et :

www.calq.gouv.qc.ca

Cette recherche a été financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. IMPACTS: Collaborations to Address Sexual Violence on Campus; Social Sciences and Humanities Research Council of Canada Partnership Grant Number: 895-2016-1026, Project Director, Shaheen Shariff, Ph.D., James McGill Professor, McGill University.

 

Merci à notre partenaire communautaire :

Lire la critique de cette exposition dans La McGill Reporter

Lire la critique de cette exposition sur Yellow Pad Sessions

Soutenez votre centre

L’enseignement des arts fait
une différence. Aidez-nous à
bâtir une communauté créative!

Back To Top