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Saison 2018-2019

Joe Lima The Edge of the Infinite
Andrea Kastner Shadow Cities
573° Biennale de céramique Virginia McClure. – Commissaire invité : Luc Delavigne
James Gardner Syzygy
Marianne Pon-Layus L’autre fille
Jessica Houston Suspended in a Sunbeam
« Aquarelle » – Commissaire invité : Michael Merrill
Exposition annuelle des étudiants 2019

 

Joe Lima The Edge of the Infinite


Visite commentée avec l’artiste : le jeudi 6 septembre à 17 h
Vernissage : le jeudi 6 septembre à 18 h
Atelier thématique : le samedi 8 septembre de 9 h 30 à 16 h
Exposition : du 7 au 29 septembre

La saison 2018-2019 de la Galerie McClure débute avec The Edge of The Infinite, une exposition de l’artiste établi Joe Lima. Au cours des dernières années, Lima s’est intéressé à la gravure sur bois. Il débute son travail en collectionnant des dessins et des photos de sources personnelles et historiques. Chaque dessin ou photo fait l’objet d’une analyse des lignes et formes qui peuvent l’intéresser. L’étape suivante du travail consiste à démêler le groupe d’images et à créer un tissage complexe de motifs clairs et foncés sur la surface du bloc de bois. Dans The Edge of the Infinite, Lima exposera les matrices en bois elles-mêmes ainsi qu’une variété d’estampes.

Dans son travail, Joe Lima explore la création d’images qui met en lumière une incertitude intrinsèque, un désir ardent de trouver quelque chose de caché et inaccessible dans les structures, les paysages et les espaces intérieurs. Il tente de trouver des images qui révèlent des aspects inconnus du monde extérieur, dévoilant un monde de secrets et de mystères. Dans chacun des environnements qu’il crée, il s’approprie les images pour ajouter des éléments qui modifient la structure spatiale, créant un espace ambigu et hallucinatoire. Les images de Lima montrent des espaces architecturaux, des environnements microscopiques et des lieux extérieurs infinis.

Pour Joe Lima, il est important de développer une tension thématique entre les espaces internes et externes et de perturber le cours naturel des choses. Cela entraîne une pluralité de sens qui peuvent distraire ou susciter notre curiosité. C’est la transformation du reconnaissable en l’inhabituel – une déviation de la norme, donnant à l’image le souffle du surréel.

Avec l’exposition de Joe Lima, nous introduisons également une nouvelle série d’ateliers au sein de notre école d’art en collaboration avec la galerie. L’objectif de la série d’ateliers, en continuité avec notre mandat éducatif, est de créer un lien encore plus fort entre notre communauté étudiante, la communauté montréalaise en général et nos artistes exposants. Un atelier d’impression sur bois, qui utilisera l’exposition comme source d’inspiration, se tiendra le 8 septembre de 9h à 16h (inscription obligatoire).

JOE LIMA est un peintre, sculpteur et graveur né à Açores au Portugal en 1963. Il vit et travaille à Montréal et est représenté par la Galerie Nicolas Robert. Lima a étudié les arts visuels au Fanshawe College de London, en Ontario, et à l’Université Concordia, à Montréal, où il a reçu son B.F.A. Il expose son travail depuis 1986 dans des musées et des galeries d’art au Canada, aux États-Unis et en Europe. Les œuvres de Joe Lima se trouvent dans des collections majeures au Québec et en Europe, notamment à la Bibliothèque et aux Archives nationales du Québec; Collection d’œuvres d’art, Musée du Québec; Battat Contemporary à Montréal; au Portugal à Arquipélago – le Centro de Artes Contemporáneas et le Museu de Angra do Heroísmo.


 

Andrea Kastner Shadow Cities


Visite commentée avec l’artiste : le jeudi 4 octobre à 17 h
Vernissage : le jeudi  4 octobre à 18 h
Exposition : du 5 au 27 octobre

La Galerie McClure est heureuse de présenter Shadow Cities, une exposition du nouveau travail de la peintre Andrea Kastner. Son expérience récente comme artiste en résidence au site d’enfouissement de Haliburton l’a amenée à s’asseoir près d’une montagne d’objets refusés depuis des décennies pour peindre le paysage de nos biens non désirés. Elle s’est questionnée à savoir si ces montagnes de débris sont des constructions accidentelles de notre époque, une ville de l’ombre construite tout près de celle qu’on habite. Notre paysage urbain serait construit avec ce que l’on choisit et de là émergerait les sites d’enfouissement, forgé des espaces négatifs de nos désirs. Les œuvres de Kastner mettent volontairement l’emphase sur ces choses que nous choisissons d’ignorer. Cette exposition inclue plusieurs petits formats peints en plein air au site d’enfouissement ainsi des grands formats des autres lieux que l’artiste a documentés au passage de ses nombreux voyages et déménagements familiaux : des déchets compactés congelés à Dawson City au Yukon à une maison flottante à Iowa City ou à la démolition d’un appartement endommagé par une inondation à Binghamton, NY, son lieu de résidence actuel.

Kastner s’intéresse aux fissures et crevasses de notre environnement construit. Ses œuvres donnent à ces espaces négligés cette lueur qui émerge lorsqu’on regarde l’invisible. Elle exagère ces dérapages notamment en utilisant le collage dans la construction de ses peintures, déchirant et trouant sa source matérielle et en utilisant du ruban de peintre pour maintenir la fragile réalité du dépotoir. Tous ces fragments de lieux, ces usines, ces maisons, ces hôtels et ces terres en friche sont réunis dans cette série de peintures, qui se désagrège et surgit dans ce collage de la réalité, construite et déconstruite comme un casse-tête.

La ville est un texte qui est constamment réécrit, laissant évidence de ses révisions dans chaque délicate cicatrice de ciment laissée sur ces murs. Alors que des édifices sont démolis, des façades exposées, des déchets collectés et enfouis, les ébauches et corrections de la ville deviennent visibles. Les tableaux d’Andrea Kastner sont un poème à demi-achevé en hommage à cette ville de l’ombre, ses secrets et ses fantômes retrouvés parmi les éléments négligés qui s’écroulent, les portes à jamais fermées qui rappellent des portails donnant sur des mondes inaccessibles.

Andrea Kastner est une peintre canadienne qui vit à Binghamton, NY. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de Mount Allison University (2006) et une maîtrise en arts visuels de l’Université d’Alberta (2012). Son travail a été exposé dans plusieurs galeries à travers le Canada, incluant une exposition solo à Harcourt House (Edmonton), à la Kamloops Art Gallery et à ODD Gallery (Dawson City) ainsi que des expositions de groupe dont à la Art Gallery of Hamilton, la Art Gallery of Windsor et à la Esker Foundation (Calgary). Elle a reçu une bourse de la Elizabeth Greenshields Foundation, du Conseil des arts de la Colombie Britanique, du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des arts du Canada en plus d’avoir été finaliste au concours de peinture canadienne RBC en 2012. Elle a réalisé des résidences de création à l’Université de Windsor, le Banff Centre for the Art, le Vermont Studio Center et plus récemment, elle a été Reclaim Artist in Residence à la Haliburton School of Art and Design.

Heures de la Galerie : mardi à vendredi de 12 h à 18 h, samedi de 12 h à 17 h


573°
Catherine De Abreu, Veronika Horlik, Julie Lavoie, Guy Simoneau et Vera Vicente
Biennale de céramique Virginia McClure
Commissaire invité : Luc Delavigne

Vernissage : le jeudi 1er novembre à 18 h
Exposition : du 2 au 24 novembre
Rencontre avec le commissaire et les artistes : le jeudi 8 novembre à 18 h 30

La Galerie McClure est ravie de lancer 573˚, notre troisième Biennale de céramique Virginia McClure. Le titre se réfère au savoir-faire et au processus de création ; 573˚C étant la température à laquelle l’argile devient céramique, se transformant miraculeusement en art. Les œuvres de cette exposition témoignent du fait que ces artistes utilisent leur savoir-faire remarquable et leurs connaissances des approches traditionnelles pour expérimenter de manière novatrice. Dans 573˚, nous soulignons comment ces connaissances permettant aux artistes céramistes contemporains de créer des oeuvres qui répondent à notre époque.

Nous sommes honorés et ravis d’accueillir en tant que commissaire Luc Delavigne, le président sortant du Conseil des métiers d’arts du Québec (2013-2018) et actuellement directeur adjoint au Centre de céramique Bonsecours. Pendant plus de quinze années, Luc s’est dédié à la visibilité croissante des métiers d’art, avec un accent sur la céramique et cette exposition contribue certainement à cet effort remarquable. Luc a choisi cinq artistes québécois reconnus : Catherine De Abreu, Veronika Horlik, Julie Lavoie, Guy Simoneau et Vera Vicente. Chacun maitrise des techniques spécifiques. Nous sommes extrêmement reconnaissants de ce que chacun de ces artistes apporte avec ces œuvres inédites. L’intérêt de Luc pour l’objet, le processus de création et le savoir-faire technique permet d’articuler des propositions artistiques contemporaines mises de l’avant dans cette exposition.

La Biennale céramique Virginia McClure, une série de cinq expositions sur dix ans, est dédiée à la célébration de l’excellence et l’innovation artistique de la céramique contemporaine ainsi que d’honorer l’héritage de Virginia McClure qui s’est dédiée à la céramique et au Centre des arts visuels. Alors que nos deux premières biennales, Caméléon (2014) et Épisode (2016), ont souligné un élan vers l’innovation dans la pratique de la céramique contemporaine, le thème de cette année souligne le savoir-faire comme moyen de parvenir à innover. Et contrairement aux deux premières expositions qui ont invité des artistes à l’extérieur du Québec, cette année, nous sommes allés à la rencontre de notre propre communauté au Québec, puisqu’il existe peu d’endroits plus historiquement ancrés dans l’excellence du savoir-faire que le Québec. L’exposition est accompagnée d’un catalogue de 76 pages incluant un essai du commissaire et un portfolio par artiste.

Cette exposition était accompagnée d’une publication. Consulter la page des publications.


James Gardner Syzygy



Visite commentée : jeudi le 29 novembre à 17h
Vernissage : jeudi le 29 novembre à 18h
Exposition : 30 novembre au 21 décembre 2018

La Galerie McClure est heureuse de présenter l’exposition Syzygy de James Gardner. Un syzygie est un alignement de trois corps célestes. Dans cette exposition, ce ne sont pas des planètes mais trois ensembles d’œuvres  qui entrent en conjonction et résonnent entres elles. Montrée ensemble pour la première fois, cette conglomération de tableaux et de sculpture explore comment les images se construisent, se rassemblent et s’accumulent. Gardner veut que cette exposition nous aide à réfléchir de quelle façon les images émergent et se concrétisent dans le temps, comment elles se fragmentent et s’estompent, non seulement dans la mémoire ou la cognition mais aussi dans l’histoire. De ce fait, Sygyzy contextualise les images et la création d’images comme un processus analogue et géologique et d’autres formes de croissance biotique et de décomposition. L’œuvre est présentée de façon à imiter des événements comme des accumulations ou des sédimentations. Même si les assemblages de tableaux et de sculpture font référence au studio, nous voyons aussi comment les systèmes de création peuvent nous diriger vers des processus de propagation, réplication et de dégradation. Une image n’est jamais statique, elle reste prise dans un processus recombinant.

Les œuvres dans l’exposition rassemblent des fragments de la mémoire, de l’image et du symbole. Leurs structures et références proviennent de la recherche de Gardner sur ‘l’ésotérisme occidental’. Des thèmes comme la philosophie alchimique éclairent les processus matériels, la couleur et la forme résonnent avec les tropes de la culture psychédélique et les traces de l’imagerie dans les tableaux  font allusion à la rencontre de Gardner avec des systèmes symboliques astrologiques. Il fait référence aux endroits où il habite aussi, mais ceux-ci sont rendus étranges par des méthodes récurrentes de dissolution et de reconstitution. L’œuvre sculpturale dans l’exposition a une corrélation directe avec les tableaux, comme tout le matériel utilisé est un dérivé du processus de la peintre. Que ce soit des rebus «embellie» ou une caricature des infrastructures de l’atelier, les sculptures sont un point d’ancrage pour la création d’images dans un réseau de relations conceptuelles et matérielles. L’expérience d’observation devient une rencontre avec l’écologie de l’image.

Né en 1983 à Kitchener en Ontario, James Gardner vit présentement à Montréal et poursuit actuelelment une maitrise en arts visuels à l’Université Concordia. Ceci est sa première exposition solo à Montréal. Gardner a reçu plusieurs prix incluant The Toronto Arts Council et Ontario Arts Council Emerging Artist Grants, le TFVA Artist Prize, et The Canada Council for the Arts Project Grant. Récemment, Gardner a reçu la prestigieuse Joseph Armand Bombardier Canadian Master’s Scholarship. Gardner a été sélectionné pour le concours de peinture RBC en 2014 et a aussi été un membre fondateur du collectif d’artiste VSVSVS. Ses expositions récentes incluent Not Together but Alongside à Mercer Union (Toronto, 2015), Painting Eaters à Katzman Contemporary (Toronto, 2016), Sailing Stones à Platform Projects (Athènes, 2017) et Selenotropic à Campus gallery (Barrie, 2017).

Consulter un article au sujet de cette exposition sur Akimblog ici.


Marianne Pon-Layus La dernière fille

Visite commentée avec l’artiste : le jeudi 10 janvier à 17 h
Vernissage : le jeudi 10 janvier à 18 h
Exposition : du 11 janvier au 2 février

La Galerie McClure est heureuse de présenter La dernière fille, une exposition peintures de Marianne Pon-Layus. Son travail met en scène des femmes se livrant à des actions sensuelles et agressives avec une légèreté et un humour parfois grinçant.

Définitivement féministe, elle présente des situations en contrepoint à l’image attendue de la femme dans la peinture classique. Loin des belles alanguies et des mères attentives, elle octroie à ses personnages un droit à la violence, à l’envie, au sadisme et au masochisme. Production cathartique et revendicatrice, elle veut libérer la figure féminine du fantasme hétéronormatif et de la honte de soi en complexifiant les rapports de domination.

MARIANNE PON-LAYUS vit et travaille à Montréal. C’est par la peinture et le dessin qu’elle explore les rapports de pouvoir et l’influence des stéréotypes sur la construction des identités. Elle a étudié les arts visuels et médiatiques à l’UQAM où elle a remporté la Bourse du Fond des professeurs en 2011 avant de compléter sa maîtrise en 2012. Pon-Layus a exposé en solo à la Galerie Lilian Rodriguez, la Galerie B-312, la Maison de la culture Frontenac et la Galerie d’art d’Outremont. Elle s’est également produite dans des expositions collectives à Art-Mûr et au Musée du Bas-Saint-Laurent. En 2015 et 2016, elle a participé à des résidences de création artistique au Québec, en Suède et en Belgique. En 2018, elle a exposé de grandes peintures sur toile libre à travers le Canada; à Winnipeg dans La Maison des artistes visuels francophones et à Dawson City au Klondike Institute of Art and Culture.


Jessica Houston Suspended in a Sunbeam

Jessica Houston
Jessica Houston,Qausuittuq ᖃᐅᓱᐃᑦᑐᖅ(The Place with No Dawn), 2010, Vidéo HD en time-lapse photographique de 24 h

Vernissage : Jeudi 7 février à 18 h
Exposition : du 8 février au 2 mars 2019
Conférence : Jeudi 28 février à 18 h 30

La Galerie McClure est heureuse de vous présenter Suspended in a Sunbeam, une exposition de Jessica Houston. Les techniques mixtes réunies dans l’exposition couvrent son travail de ces dix dernières années dans le Grand Nord. Houston explore les écosystèmes complexes de l’Arctique, incluant son histoire avec la colonisation, les revendications territoriales actuelles et le changement climatique. Les fragments s’assemblent dans la galerie – couleurs de la terre, photographie d’un poste de traite abandonné, morceau de bois noirci émettant des sons – afin de souligner le pouvoir actif des matériaux. La Terre, elle-même occupe l’espace de la galerie pour que notre lien avec la terre, le territoire et la matière soit remis en question.

Est incluse dans cette exposition, une projection de ‘Q a u s u i t t u q ᖃᐅᓱᐃᑦᑐᖅ’ | ‘Place with No Dawn’. Ce vidéo en accéléré (le time-lapse) a été créé avec deux caméras vidéos devant un paysage de l’Arctique. Ces images à écran partagé allongent l’horizon et font référence à l’expulsion de personnes des communautés distinctes du Nord du Québec et du Baffin pour affirmer la souveraineté canadienne pendant la guerre froide. The Color of Soil (photographie et peinture) parle de nos mesures d’extraction de la terre, à la fois en termes de ressources à exploiter et de connaissances à acquérir, et offre aussi une conception du territoire en tant que mémoire intégrée, vivante et riche en processus.

Suspended in a Sunbeam offre un espace nous engageant dans des histoires à travers lesquelles les écologies sont faites et défaites; un espace solidaire avec le ‘non-humain’ qui évoque autre chose que l’accaparement des terres, où une autre Terre auto-organisée vibre.

Les projets multimédias de JESSICA HOUSTON confrontent les notions de nature/culture. Elle a travaillé avec les communautés d’Islande, de l’Arctique canadien et en Antarctique sur les questions d’écologie et de durabilité. Elle a créé des oeuvres in situ pour le New Jersey MOCA, Asbury Park, New Jersey; le Castello di Corigliano, Puglia, Italy; Governors Island, NY, NY et The Albany Airport, Albany, NY. Elle a exposé, entre autres, à la Galerie Art Mûr, Montréal, Canada; The Hyde Collection Museum, Glens Falls, NY; et au Latimer House Museum, New York, NY. Ses œuvres sont financées par le Conseil des arts du Canada et se trouvent dans La collection Prêt d’œuvres d’art, Musée National des Beaux-Arts du Québec, Bibliothèques et Archives nationales du Québec (BAnQ), Banque de Montréal, Toronto et le Consulat général de Monaco à Montréal.

Lire le compte rendu de cet exposition sur esse+arts


« Aquarelle »
Marie-Claire Blais, Catherine Bolduc, Pierre Dorion, Karilee Fuglem, Sky Glabush, Jim Holyoak, Henri Michaux, Goodridge Roberts, Matt Shane, Yves Tessier
Commissaire invité : Michael Merrill


Yves Tessier, The Red Paint Job, 1994. Aquarelle sur papier / watercolour on paper, 23 x 50 cm

Vernissage : le jeudi 7 mars à 18 h
Exposition : du 8 au 30 mars
Rencontre avec le commissaire : le jeudi 21 mars à 18 h 30

La Galerie McClure est ravie de présenter « Aquarelle ». L’aquarelle, généralement un support transparent, expose la pensée de l’artiste à l’œuvre. Le papier est primordial, offrant le ton le plus léger et, quelle que soit l’approche choisie – téméraire ou précise – il doit être considéré dès le début. Les œuvres présentées dans cette exposition présentent diverses façons de travailler avec l’aquarelle, dont certaines dépassent les limites de ce qui définit le support, d’où les citations entourant le titre de cette exposition.

Cette exposition s’articule autour de deux œuvres, l’une de Henri Michaux (qui a abordé le médium avec ce que le commissaire appelle une «vision intérieure») et l’autre de Goodridge Roberts (une «vision extérieure»). Michaux refusait de peindre un objet existant et Roberts peignait seulement ce qui existait déjà. Michaux évoquait des visions à partir de réactions matérielles tandis que Roberts interprétait la réalité, en plein air.

Les autres artistes de l’exposition occupent différentes positions par rapport à ces idées. Pierre Dorion extrait rigoureusement l’essence de sources photographiques. Catherine Bolduc découvre de nouveaux mondes avec l’encre et l’aquarelle. Karilee Fuglem crée des ‘dessins invisibles’. Matt Shane et Jim Holyoak, qui travaillent souvent ensemble, utilisent l’encre et l’aquarelle pour expérimenter des représentations contemporaines de paysage. Shane crée des panoramas urbains en noir et blanc, tandis que Holyoak s’aventure dans la nature, combinant le dessin en plein air avec des aspects de la peinture à l’encre de Chine, laissant le processus ouvert à l’accident. Yves Tessier crée des œuvres oniriques, alliant des images de la vie, des films, des images trouvées et du fantastique. Marie-Claire Blais trace des motifs optiques délicats avec du pigment. Sky Glabush se réinvente à chaque nouvelle œuvre.

Quel que soit les philosophies picturales, la réalité réside dans les matériaux eux-mêmes – une combinaison de pigment, de gomme arabique, d’eau, de suie, de colle et de papier. Lorsque le papier est saturé d’eau et que la peinture suit sa nature, l’équilibre entre accident et intention est passionnant. Comme toujours, le médium est le message.

Lire le compte rendu de cet exposition dans Le Devoir.


Exposition annuelle des étudiants 2019

Vernissage : le jeudi 4 avril à 18 h
Exposition : du 5 au 27 avril

Les étudiants inscrits à la session d’hiver au Centre sont invités à exposer leurs œuvres dans le cadre de l’exposition annuelle regroupant des pièces réalisées dans une variété de techniques. C’est l’occasion d’apprécier toute la diversité de la production artistique du Centre. Certaines œuvres seront à vendre.

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