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McCLURE

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Saison 2011 – 2012

Mary Hayes Princes and monsters: Recent Watercolours Michael MerrillEspace / Outer Space
Mimi Cabri & Ann Roberts Continuities Square Affair Art au carré a fundraising exhibition
Antonietta Grassi Rococo Jean-Pierre Larocque Sculptures céramique et dessins
David Lafrance Club de fête Catherine Bolduc Au milieu du monde (entre Mont Royal et mont Fuji
Exposition annuelle des étudiants Ufuk Gueray The Unexamined Life
Mirana ZugerVrtlar

Mary Hayes Princes and monsters: Recent Watercolour

Exposition: 6 au 24 septembre 2011
Vernissage: le jeudi 8 septembre à 18h
Recontre avec l’artiste: le jeudi 15 septembre à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure a le plaisir de débuter la saison 2011-2012 avec les aquarelles récentes de l’artiste montréalaise Mary Hayes. La série Princes et monstres témoigne d’une préoccupation de l’artiste pour le déguisement. Mary Hayes provoque une rencontre entre des réinterprétations des maîtres du portrait tel que les études du Prince Philip de Vélasquez et des archétypes de la culture populaires : les fantômes, zombies et monstres par exemple. Les images se métamorphosent et entrent en mutation, tantôt tendres, tantôt macabres, mais témoignant toujours d’une maîtrise de l’aquarelle et d’une grande sensibilité.

L’exposition rassemble environ 25 œuvres témoignant d’une longue période d’incubation de l’artiste. Contrainte à l’isolation durant plusieurs mois pour des raisons médicales, Mary Hayes a dû travailler en étant privée de ses sujets habituels (famille, amis, voisins). Ainsi, ses livres d’arts de grands maîtres de la peinture tels que Da Vinci, Goya, Velazquez, Watteau et autres sont devenus source d’inspiration. «J’ai toujours admiré ces œuvres. J’ai donc voulu les étudier en aquarelle pour mieux les comprendre. Plus j’avançais dans mon exploration, plus les œuvres prenaient vie et acquéraient leur propre autonomie. » Elle a aussi ratissé l’internet à la recherche d’interprétations modernes du costume. Des gens déguisés en créature de Frankenstein, en fantôme, en princesse ou en clown, sont devenus objets de nouveaux portraits à l’aquarelle. «Je découvre une intimité étrange dans l’anonymat de ces portrait; les gens se déguisent et utilisent l’internet pour rendre publiques ces identités alternatives»

L’exposition Princes et monstres est une exploration imaginative de la façon dont notre attrait du rituel crée un sentiment simultané de protection et de transformation. Les oeuvres évoquent un envoûtement psychologique, un affrontement poétique entre l’identité et la conscience de soi.

Née en Californie, Mary Hayes a un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia. Elle a été artiste en résidence à la Parson’s School of Design en République Dominicaine et a eu plusieurs expositions solos et collectives à travers le Québec et le Canada. Elle a obtenu plusieurs bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada et son travail fait parti de plusieurs collections publiques et privées telles que la Banque d’œuvre d’art du Canada, Loto Québec, La Grande Bibliothèque du Québec et le Musée du Québec. Elle vit et travaille à Montréal.

Michael Merrill Espace / Outer Space

Exposition: 29 septembre au 22 octobre 2011
Vernissage: le mercredi 28 septembre à 18h
Rencontre avec l’artiste : le jeudi 6 octobre à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

Certaines expositions portent en elles une contrainte d’espace et de temps qui résonne de façon particulière avec un auditoire; les œuvres semblent alors partager une connexion immédiate avec le monde vécu, provoquant ainsi la convergence de la perception et du sens. Nous sommes honorés d’accueillir une telle exposition à la Galerie McClure : Espace / Outer Space de Michael Merrill.

Les séries récentes de dessins au lavis à l’encre de Merrill font partie d’un projet plus vaste : cartographier les espaces intérieurs du Musée des beaux-arts de Montréal. Ces dessins ont été complétés de façon intermittente tandis qu’il  travaillait sur douze gouaches présentées au MBAM à compter de septembre 2011 (images comprises ici).

Les dessins allient la précision et la lucidité des perspectives à l’œuvre dans les peintures de l’artiste avec quelque chose de spécifique à l’encre. À l’intérieur de leur armature linéaire fine, en débordant même parfois, un monde fluide de nuances tonales ondule. Il ne suffit pas de se tenir debout devant ces œuvres démesurées; il faut aussi nager dans leur présence. Débits et écoulements exigent un engagement corporel tandis que la poésie visuelle, une fois gravée à l’esprit, amène à une compréhension plus étoffée des gouaches exposées au MBAM. À leur visite, l’artiste semble murmurer à l’oreille : « Voici comment je perçois et comprends le monde. »

L’exposition est accompagnée d’une publication bilingue contenant 40 reproductions couleur et un texte de Marie-Ève Charron et de James D. Campbell. Nous tenons à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec pour leur généreux financement du catalogue ainsi que Roger Bellemare et  Joanne Meade pour leur contribution additionnelle.

Michael Merrill est né à Montréal. Il peint et expose depuis 1975 et détient un diplôme de l’École d’art et de design du Musée des beaux-arts de Montréal. Merrill a participé à de nombreuses expositions, tant à l’échelle nationale qu’internationale, et a récemment exposé à Cologne en Allemagne, ainsi qu’à la Triennale québécoise 2008, organisée par le Musée d’art contemporain de Montréal. En même temps que l’exposition Espace/Outer Space à la galerie McClure, les gouaches de Espace intérieur/Inner Space sont exposées au Musée des beaux-arts de Montréal. Merrill continue de peindre et de dessiner le monde contemporain. Il est représenté par la Galerie Roger Bellemare/Galerie Christian Lambert de Montréal.

cover Publications

Espace / Outer Space – Michael Merrill

60 pages (42 color reproductions)
french / english
McClure Gallery, 2011
ISBN: 978-0-9865933-1-4
available: McClure Gallery
$19.95 +tx

Mimi Cabri & Ann Roberts Continuitie

Exposition: 28 octobre au 18 novembre
Vernissage: le jeudi 27 octobre à 18h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure est heureuse d’accueillir les artistes céramistes de renom Mimi Cabri et Ann Roberts pour l’exposition Continuities. Les carrières prolifiques de ces deux artistes ont débuté au Potter’s Club dont elles étaient membres; regroupement céramique qui allait devenir le Centre des arts visuels. Afin de souligner le 65ème anniversaire du Centre, elles reviennent à Montréal avec leur corpus d’œuvres uniques qui évoquent à la fois le flair pour les couleurs et l’ornement de Cabri, et les explorations imaginatives des mythes du quotidien de Roberts.

Les sculptures de Mimi Cabri sont inusitées, festives et riches en présence physique. Ses images de nus, de serpents et d’oiseaux, dessinés, peints ou encore sculptés dans l’argile, rappellent à l’esprit un semblant de jardin d’Eden dionysiaque déjanté. En 1986, Cabri passe de la pierre à l’argile puis, lorsqu’elle pose son regard sur les couleurs enivrantes des vitraux de la Cathédrale de Notre-Dame de Paris, elle décide d’en incorporer les tons riches dans son travail. Depuis, l’écho de cette influence habite l’artiste alors que son œuvre continue d’explorer des thèmes qui font honneur au chant, à la danse, et qui parlent d’une fusion mythique entre l’homme et l’animal. Qu’il s’agisse de vases ou de statues autoportantes de femmes, les formes  dévoilées font gage de volupté. Elles sont aussi empreintes d’arabesques et de courbes exagérées qu’un usage expressif du dessin habile, sensuel et parfois même humoristique vient appuyer, ornant ainsi les surfaces de l’argile. Née à Johannesburg, Afrique du Sud, Cabri immigre au Canada dans les années soixante. Sa carrière d’artiste céramiste débute au Potter’s Club. Intronisée à l’Académie royale des arts du Canada en 2003, l’artiste est bien connue dans les environs d’Ottawa. Ses pièces font partie des collections du Musée canadien des civilisations, la Collection des beaux-arts de la Ville d’Ottawa et la Banque d’œuvres d’arts du Conseil des arts du Canada; elles sont également disponibles à la Galerie Lafreniere et Pai.

Les céramiques d’Ann Roberts amènent à se rencontrer des fragments du mythe, de l’histoire de l’art et du quotidien. Qu’elle fasse recours à un sens de l’esthétique réaliste ou abstrait, ses œuvres se font l’expression d’une voix singulière qui est à la fois puissante et contemplative. Les pièces de Roberts, comme celles de Cabri, sont fabriquées à la main. « Le touché de l’argile est séduisant et amical», note l’artiste, « une interaction rythmique des deux mains qui se parlent à travers une fine paroi d’argile.» Les femmes assument une place centrale, en tant qu’elles-mêmes, mais aussi en tant que symboles des forces plus profondes de la nature… Roberts cherche à trouver, à l’intérieur de vestiges de mythes anciens, les échos d’une humanité contemporaine. Ses formes sculptées reflètent cette symbiose entre ancien et nouveau, classique et contemporain, et portent en elles la marque d’une sensibilité poétique décuplée. Également de naissance sud africaine, Roberts a immigré au Canada en 1960. Après avoir travaillé au Potter’s Club de Montréal durant de nombreuses années, où elle a occupé présidence, elle a déménagé dans la région de Waterloo pour aider à la fondation du Musée de la céramique et du verre de la ville. Elle a aussi enseigné les beaux-arts à l’Université de Waterloo. En février 2012, le travail de l’artiste sera célébré dans une exposition rétrospective des 50 dernières années au Musée de la céramique et du Verre. Son œuvre peut être trouvée au sein de plusieurs collections publiques et privées.

Square Affair Art au carré exposition levée de fonds

Gala et vente d’ouverture: le mercredi 23 novembre à 18 h
Exposition: du 22 november au 26, 2011

Antonietta Grassi Rococ

Exposition: 2 au 21 décembre 2011
Vernissage: le jeudi 1 décembre à 18h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure est heureuse de présenter Rococo, une exposition de peintures grands formats par l’artiste montréalaise Antonietta Grassi. Dans cette récente série d’œuvres qui semble avancer en des territoires nouveaux, l’artiste flirte avec des métaphores représentatives tout en tentant un rapprochement avec le «beau». Grassi, maintient cependant une retenue; sa romance avec le rococo est modérée par une rigueur dans l’application de la peinture, une exploration nuancée du côté sombre de la beauté. Cette nouvelle série d’œuvre témoigne aussi d’une grande maîtrise des techniques peintes.

Tandis que ses anciennes explorations féministes du quotidien opposaient un minimalisme sobre à une quête formelle, les nouvelles toiles, elles, portent le poids d’une lutte, sorte de poursuite picturale d’une métaphore récalcitrante. À première vue, les œuvres rappellent les nénuphars et les bassins de Monet mais, une observation plus attentive mène à des révélations inattendues : des détritus de fleurs, de guirlandes, d’étranges amas de pétales et des branches, sont parsemés dans un espace perceptible, quelque part entre la nature, l’eau et la psyché humaine. Les images, avec leurs systèmes de référence au style rococo et au rituel oriental, semblent surgir sur les surfaces richement peintes comme émergeant des profondeurs de l’inconscient; une multitude d’émotions. Le nouveau travail de Grassi est poignant et incisif.

Le catalogue d’exposition comprend un texte de l’auteur d’art Patricia Quill; il parle de l’exploration visuelle de Grassi des thèmes bien humains de la perte et de la mort.

Antonietta Grassi a présenté son travail dans de nombreuses expositions  solo et de groupes à travers le Canada et en Europe; elle vit et œuvre à Montréal. Elle a participé à d’importantes expositions sur la peinture abstraite contemporaine dont Peinture Peinture, organisée par la Galerie René Blouin et Liliane Rodriguez à Montréal, Peintures de genre : L’actualité de la peinture abstraite au Québec à Lyon, en France, Drawing Now au Boston Center for the Arts, Hommage à Yves Gaucher à la Galerie Leonard et Bina Ellen, et L’Abstraction : une manière de voir, au Musée du Québec. Ses expositions solo récentes comprennent Babble and Other Coded Language (2002) à la Galerie Liliane Rodriguez, Mots Perdus (2005) à la Galerie Esthesio de la Ville de Québec, ainsi que Langscapes (2009) à la Galerie Warren G. Flowers de Montréal.

Jean-Pierre Larocque Sculptures céramique et dessin

Exposition: 6 au 28 janvier 2012
Vernissage: le jeudi 12 janvier à 18h
Rencontre avec l’artiste: le jeudi 19 janvier à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure débute la saison 2012 avec une exposition d’œuvres de l’artiste Jean-Pierre Larocque.  Elle comprend des œuvres sur papier de grands et petits formats, ainsi que des sculptures d’argile; figures de taille, têtes et pièces murales. À travers l’œuvre, indépendamment du médium, se profile telle une constante évidente, le désir d’exploration continuel des thèmes qui se trouvent au cœur de la condition humaine. Manipulation claire et directe des matériaux, couches texturées, jeu de lumière; tout cela parle du besoin qui habite l’artiste de repousser les frontières de la représentation, de recueillir, du palpable, quelque chose qui serait autre.

Malgré la maîtrise technique profonde qui est nécessaire à la création de sculptures d’argile d’une telle taille, d’une telle complexité, la méthode de Larocque demeure intuitive. Tandis que se développent les pièces, il place, déplace et replace les plaques et les bandes d’argile. Expérimentant au passage avec les glaçures, il reste ouvert aux possibilités suggérées par le hasard et les accidents. De la même façon, dans ses dessins, le rendu des têtes et des corps s’effectue par un va et vient entre la clarté et l’ombrage, entre le dessin et l’effacement. Ce qui est ainsi évoqué tient du souvenir : la mémoire au  seuil de la conscience suggère une dimension poétique fragile et fluide. De plus, l’image récurrente de têtes pansées, de vêtements en loques ou encore, à l’inverse, l’aspect plus dénudé des têtes de la série récente, rappellent un certain état psychologique; dans le premier cas vient à l’esprit le poids de l’existence, dans le deuxième, un retour à quelque chose de primaire, à une essence. La force du travail de Larocque vient de ce fait : en même temps qu’il s’exprime sur la transformation, la vulnérabilité, faisant montre d’une ouverture invitant l’engagement et la reconnaissance de soi; il s’approprie la présence physique, le propre du corporel.

Jean-Pierre Larocque est présentement Directeur du Département de céramique de l’Université Concordia. Il détient un baccalauréat de Concordia et une maîtrise du New York State College of Ceramics à la Alfred University. Il a enseigné dans plusieurs universités à travers les États-Unis dont la Alfred University et la California State University à Long Beach. Au cours des vingt dernières années, il a participé à plusieurs expositions solo et de groupe au Canada et aux États-Unis. À l’occasion de la réouverture du Gardiner Museum de Toronto en 2006, le travail de Larocque a été sélectionné pour l’exposition solo inaugurale. Ses œuvres sont présentes dans les collections de nombreux musées tels que le Musée national des beaux-arts du Québec et le Museum of Art and Design de New York.

David Lafrance Club de fêt

Exposition: 3 au 25 février 2012
Vernissage: le jeudi 2 février à 18h
Rencontre avec l’artiste: le jeudi 9 février à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure a l’honneur de présenter le travail de l’artiste montréalais David Lafrance dans une exposition intitulée Club de fête. L’exposition rassemble des huiles sur toile de moyens et grands formats ainsi que des aquarelles de petits formats qui explorent la constellation de thèmes chers à l’artiste; des paysages parsemés de signes de la présence et du rituel humain où s’opère la rencontre étrange de l’exaltation et de la menace, de l’exotisme et de la naïveté. Aussi, cette nouvelle série d’œuvres témoigne d’une grande maîtrise des techniques peintes.

Il est un truisme en littérature qui veut que les thèmes les plus universels soient extraits du local. Comme dans un bon roman, le travail de l’artiste s’ancre dans les tribulations et les désirs du quotidien, dans les souvenirs de l’enfance. Toutefois, il ne présente ni début, ni fin ; la surface plate de la toile permet au déploiement et à la révélation d’exister simultanément. Avec son feuillage incongru, ses masques atypiques, ses structures architecturales et ses signifiants culturels d’un underground urbain, le paysage désarticulé devient lisible. Lafrance peut être vu comme un forestier nomade, un flâneur amassant des artefacts et des détritus au fil de ses rondes quotidiennes. De retour à l’atelier, il enlève ses bottes, monte son chevalet et commence à transcrire, à inventer et à imaginer, en peinture, le récit de son séjour ; une quête d’équilibre et d’authenticité qui se fait poétique tout en demeurant existentielle.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue de 26 pages incluant 23 reproductions couleur ainsi que des textes puissants et évocateurs des auteurs Robert Enright et Jean-Philippe Gagnon. Nous tenons à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec pour avoir rendu possible la réalisation de cette publication ainsi que la Galerie Dominique Bouffard pour sa contribution additionnelle.

David Lafrance est né à St-Jean-sur-Richelieu. Il est diplômé de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin (2001), où il a reçu le prix Guido Molinari pour ces performances académiques. Peintre, graveur, sculpteur, il a, au cours des dernières années, présenté son travail dans plusieurs expositions au Québec, au Canada et aux États-Unis. Il est récipiendaire de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses œuvres font partie des collections de la Bibliothèque nationale du Québec, du «prêt d’œuvres» du Musée du Québec, du Cirque du soleil et de Lotto Québec. Sa peinture, inspirée par le folklore et l’art populaire, donne forme au monde naturel et à la poursuite constante des plaisirs et du luxe propres aux  sociétés modernes. En complément à son œuvre picturale, il évolue aussi à travers la musique expérimentale et bruitiste. David vit et travaille à Montréal et est représenté par la Galerie Dominique Bouffard de Montréal.

Catherine Bolduc Au milieu du monde (entre Mont Royal et mont Fuj

Exposition: 2 au 24 mars 2012
Vernissage:le jeudi 1er mars à 18h
Rencontre avec l’artiste: le jeudi 15 mars à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure a le plaisir de présenter l’exposition Au milieu du monde (entre mont Royal et mont Fuji) de l’artiste Catherine Bolduc. L’exposition rassemble un corpus d’œuvres sculpturales et de dessins dans lesquels des paysages imaginaires prennent forme. Cette série d’œuvres met en scène des monts devenus merveilles sous l’effet du temps et de la distance.

Comme l’écrit l’artiste: « Lorsque je suis en voyage à l’étranger, je réfléchis beaucoup à l’écart entre ce que je m’étais imaginé avant de partir et l’expérience effective sur les lieux. […]  je réfléchis aussi à comment, simultanément au sentiment de déception, l’effet du temps et de la distance transfigure les souvenirs. Certains détails sont volontairement effacés, d’autres impunément enjolivés. » L’exposition Au milieu du monde (entre mont Royal et mont Fuji) présente une série d’œuvres réalisées en écho à une expérience de voyage de l’artiste : « Lors d’un récent voyage au Japon, je découvrais que le mont Fuji, alors que j’en avais rêvé pendant des semaines, se cache, la plupart du temps, derrière un mystérieux voile de brume. De l’autre côté du monde, à proximité du mont Fuji, je me prenais à rêver du mont Royal qui devenait alors lointain, exotique, fantasmatique. Comme dans un effet miroir, je voyais en imagination la silhouette du mont Royal diamétralement opposée à celle du mont Fuji, symétrique, me retrouvant au milieu du monde entre Orient et Occident. »

Cette série d’œuvres fait suite à la précédente que l’artiste a réalisée au Japon et intitulée My Life as a Japanese Story, sorte d’autofiction où elle s’est projetée, telle une héroïne de manga, dans un Japon fantasmé et fantastique. Ces œuvres témoignent de la préoccupation constante de l’artiste sur la façon dont nous construisons le réel, projetant nos désirs et transgressant la réalité lorsque la psyché fabrique le merveilleux.

Catherine Bolduc vit et travail à Montréal. Elle obtient en 2005 une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été présenté dans plusieurs Centres d’artistes et galeries au Canada ainsi qu’à l’étranger : en Allemagne, en Espagne et en Norvège. Elle a reçu plusieurs bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est représentée par la galerie SAS à Montréal.

Exposition annuelle des étudiants 2012

Exposition: 1 au 21avril 2012
Vernissage: le samedi 31 mars à 18h

Les étudiants inscrits à l’école d’art pour la session d’hiver sont invités à exposer leurs œuvres dans le cadre de notre exposition annuelle. L’exposition, qui regroupe une centaine d’œuvres réalisées dans une grande variété de techniques, donne aux étudiants la possibilité de voir leurs œuvres dans le contexte d’une galerie professionnelle. Elle offre aussi l’opportunité d’apprécier la grande diversité de la production artistique au Centre.

Ufuk Gueray The Unexamined Life

Vernissage: Jeudi le 3 mai à 18h
Exposition:
4 au 26 mai, 2012

Communiqué de presse de l’exposition:

La galerie McClure a le plaisir de présenter The Unexamined Life, une exposition des œuvres récentes de Ufuk Gueray. Le travail de Gueray nous présente un monde où gisent des buildings abandonnés, des plantes mutantes et d’étranges débris. D’immenses camions dénués de chauffeurs foncent aléatoirement, du point A au point B, et ce sans jamais rien accomplir.

L’exposition inclut une douzaine d’huiles sur toiles de grand, moyen et petit format. Les lieux représentés sont très colorés, vidés d’idéologie comme d’étique; ils sont plutôt les lieux de la perte des repères, d’un esprit désincarné ou de l’insignifiance du pouvoir. Sans autre objectif que de se perpétuer lui-même, le pouvoir évoqué dans les peintures cherche à révéler son esprit nihiliste. Sorte de spectacle sans auditoire, ces représentations post-apocalyptiques, ni autoréflectives, ni autocritiques, «n’en valent pas la peine» au sens de la célèbre phrase de Socrate. Il y a pourtant quelque chose d’attirant dans cette futilité décadente reflétée dans la matérialité des œuvres comme en témoignent le vernis giclé sur un vernis mat inerte ou encore les épaisses couches de peinture superposant des couleurs sournoises. Ce spectacle de la matière génère un sens du beau, tel un pouvoir assumé prenant plaisir au spectacle d’une énergie ingouvernable.

Ufuk Gueray est né à Herrenberg en Allemagne et a vécu en Allemagne, au Canada et en Écosse. Il obtient un Baccalauréat en art et en études françaises de l’Université Concordia en 2005, ainsi qu’une maîtrise en arts visuels de la Glasgow School of Art en 2009. Il a obtenu des bourses de la Student Award Agency for Scotland de 2007 à 2009 et a été artiste en résidence au Klondike Institute of Art and Culture à Dawson City à l’automne 2010. Son travail a été présenté au Canada, en Allemagne ainsi qu’au Royaume-Uni.

Mirana Zuger Vrtlar

Vernissage: jeudi le 31 mai à 18h
Exposition:
1 au 23 juin, 2012
Rencontre avec l’artiste: jeudi le 7 juin à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La galerie McClure a le plaisir de présenter Vrtlar, une exposition des œuvres récentes de Mirana Zuger. L’exposition rassemble des dessins et peintures de moyens et grands formats et est accompagnée d’un catalogue contenant plus de 45 reproductions ainsi qu’un essai de l’auteur James D.Campbell et une appréciation de l’artiste Françoise Sullivan.

Zuger est prolifique. Elle a développé une iconographie personnelle qui est ancrée dans de vastes champs abstraits, tantôt minimaux et cryptiques, tantôt plus expressifs et picturaux. Elle travaille sur cette portée avec une connaissance aiguisée de ses matériaux; « La peinture pour tableau noir exige des palimpsestes et un travail au pinceau effacé. La colle de peau de lapin préserve l’aspect et la texture de la toile brute. » Le choix d’un support papier pour ses dessins s’impose comme la seule option viable à la réception des traits de crayons fins, hésitants, mais à la fois résolument en phase avec leur propre nécessité interne. Des lignes, en menant à un encombrement soudain de couleurs, offrent au regard un oasis où se poser; un agglomérat émotionnel que l’on peut prendre plaisir à défaire. Tandis que les œuvres exercent un impact indéniable sur les sens avec leurs couleurs festives et leurs armatures dynamiques aux formes entrelacées, elles ne se révèlent ni instantanément, ni fortuitement à l’observateur.

Mirana Zuger, de descendance croate et canadienne-française, est née au Canada en 1982. Elle a obtenu son diplôme (avec distinction) du Programme des beaux-arts de l’Université Concordia à Montréal, en 2005. Elle a exposé en Croatie, aux États-Unis et au Canada, où son travail a fait partie de collections publiques et privées.

 

 

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