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McCLURE

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Saison 2015 – 2016

Peter Krausz – Photographies | Photographs 1969-2015
Matthieu Bouchard, Ludovic Cléroux, Allison Katz et Bea Parsons
Touchés par la Lumière : Peinture et Métaphysique
Art au Carré
Lucassie Echalook, Mattiusi Iyaituk – Entre Tradition et Innovation
MacLean – Navigations
Dil Hildebrand – Whilst Hanging From a Round Planet
Sonia Haberstich – Accepter le désordre
Exposition annuelle des étudiants
Philippe Caron Lefebvre – Instinct
Jaswant Guzder – Navigating East West Hybridities

 

Peter Krausz Photographies | Photographs 1969-2015

Peter Krausz

Exposition: du 4 au 26 septembre, 2015
Vernissage: jeudi le 3 septembre à 18h
Rencontre avec l’artiste: jeudi le 17 septembre à 19h

La Galerie McClure est honorée de présenter l’exposition, Peter Krausz Photographies | Photographs 1969-2015. Reconnu depuis de longues années en tant qu’artiste peintre, Peter Krausz révèle dans cette exposition une autre facette de sa démarche : il nous présente plus de 70 photographies sélectionnées parmi les centaines d’images prises depuis 1969, juste avant sa fuite de la Roumanie, jusqu’en 2015 quand il y retourne pour une visite. Bien que l’artiste ait déjà utilisé la photographie dans des installations et comme source documentaire pour ses tableaux, c’est la première fois qu’il montre ce corpus devant le public. L’exposition documente son parcours, montrant des photographies prisent en Roumanie, en Tchécoslovaquie et en Italie (1969-70), au Mont Athos et Mexique (77-78), à Montréal dans les années 70, en Turquie et Inde, etc.

Sandra Paikowsky écrit : « Les photographies de Peter Krausz sont à la fois une réflexion sur une carrière et une méditation sur la vie. L’autobiographie est au centre de l’art visuel et ces photos documentent, par accident ou de manière intentionnelle, le long chemin d’un voyageur déterminé, les pérégrinations d’un globe-trotteur averti. » Le point de départ de cette exposition fut le film (No) man’s land, un documentaire sur l’artiste, réalisé par Doina Harap entre 2007 et 2010. Krausz a alors entamé le processus de réexaminer et sélectionner des photos parmi un ensemble d’images couvrant plusieurs décennies de vie, révélant des lieux et des événements vaguement identifiables, mais laissant tout de même une sensation d’inquiétude et d’incertitude. Il met en scène des silhouettes solitaires évoluant dans des espaces urbains dénudés, comme si les corps et leurs environnements rappelaient l’épaisseur de l’histoire et la mémoire personnelle et collective.

Un catalogue contenant 50 reproductions, un avant-propos par l’historienne de l’art Sandra Paikowsky et une conversation entre l’artiste et la directrice de la galerie Victoria LeBlanc accompagne l’exposition.

Peter Krausz est né en Roumanie, a étudié à l’Institut de beaux-arts de Bucarest et vit à Montréal depuis 1970. Anciennement conservateur et directeur de la galerie d’art du Centre Saidye Bronfman et professeur à l’Université Concordia, il est présentement professeur titulaire à l’Université de Montréal. Depuis 1970, Peter Krausz participe à de nombreuses expositions de groupe et expositions individuelles à Montréal, au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ses œuvres se retrouvent dans des collections privées et publiques comme la collection du Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Jewish Museum de New York parmi bien d’autres.


Matthieu Bouchard, Ludovic Cléroux, Allison Katz et Bea Parsons
Touchés par la Lumière : Peinture et Métaphysique

Light Falls on Things

Exposition: Du 2 au 24 octobre 2015
Vernissage: Jeudi le 1er octobre à 18 h
Rencontre avec le commissaire: Jeudi le 8 octobre à 19 h

Touchés par la Lumière : Peinture et Métaphysique est une exposition parrainée par le commissaire David Elliott. Cette exposition présente le travail de quatre artistes (Matthieu Bouchard, Ludovic Cléroux, Allison Katz et Bea Parsons) qui nous rappellent, selon David Elliott, que la peinture métaphysique est bel et bien vivante en ce 21e siècle.

La direction artistique de David Elliott dans cette exposition est sans doute révélatrice de sa fascination pour la métaphysique dans l’art. Loin de limiter la définition de la peinture métaphysique à l’œuvre de De Chirico, il la voit plutôt comme un véritable mouvement dans toute l’histoire de l’art occidental, dès la fin de la période gothique jusqu’à Philip Guston. « Je crois que la meilleure façon de décrire la peinture métaphysique est de l’imaginer comme étant un endroit où le mystère et la certitude sont deux entités liées dans une intense et sublime étreinte. C’est exactement en ce lieu que les quatre artistes pratiquent leur art, affirmant ainsi que la peinture est le médium spéculatif par excellence. » Malgré que leurs styles soient considérablement différents, ils ont en commun le rejet d’un «big, in-your-face statement, » et optent plutôt pour une recherche d’équilibre entre l’ordinaire et l’extraordinaire qui permet de révéler les facettes surprenantes de l’objet le plus banal.

David Elliott écrit avec passion et de manière évocatrice au sujet des quatre artistes sélectionnés pour l’exposition. Matthieu Bouchard, dépeignant des crânes, des cadavres et des scènes de crime, présente un aspect « criminalistique » en alternant entre une interprétation du réalisme magique et une représentation de l’abstraction. « Ses œuvres imprégnées de lumière sont à la fois magnifiques, troublantes et touchantes. On a l’impression qu’elles renferment toujours quelque chose de caché sous la surface tout en étant sur le point d’émerger. » Quant aux salles isolées de Ludovic Cléroux, elles semblent saisir une lumière changeante (et) évoquant le passage du temps. « Un projecteur délaissé au profit de la rigueur de l’observation directe est assis personnifié sur un tabouret comme une des têtes de mannequin de De Chirico dont les yeux reflètent l’ultime connaissance… créant ainsi des espaces d’une grande profondeur, des réservoirs qui font place à une perception, une pensée, une mesure très intenses. » Au sujet d’Allison Katz, David Elliott mentionne que « ses expositions et ses œuvres, sont comme des caméléons, prenant une variété de formes, qu’il s’agisse de l’intégrité concise d’un bouquet de fleurs achetées en boutique reposant sur une étagère ou d’animaux sur un sol enduit de gesso… Allison a l’habileté remarquable de s’introduire dans notre esprit comme si elle voulait accéder à nos rêves, nos fantaisies et à tous les petits détails qui font de nous des êtres humains. » David Elliott compare les peintures de Bea Parsons à des oracles, « envoûtantes grâce à leur lumière intérieure… Ses traits de pinceau tourbillonnants sont à l’image de l’air et de l’eau, des forces de la nature, érodant une forme pour en créer une autre. Ses œuvres montrent la vivacité et le dynamisme du dialogue entre l’abstraction et la représentation au fil des objets peints : une fleur, un vase, la face de la Lune, voire la patte d’un poulet. »

Cette exposition est la preuve irréfutable de tout le pouvoir durable de la peinture, tel que démontré par quatre jeunes artistes dont le travail provoque et fait réfléchir.

Heures d’ouverture : mardi au vendredi de 12 h à 18 h; samedi de 12 h à 17 h
galeriemcclure@centredesartsvisuels.ca


Art au Carré

Square Affair

Suite au succès retentissant de la dernière édition de l’exposition Art au carré, nous vous invitons encore une fois à nous rejoindre à la Galerie McClure pour cet événement important de collecte de fonds. Art au carré présentera plus de 300 œuvres « au pied carré » de petit à moyen format. Nous invitons tous ceux et celles qui font partie de notre dynamique communauté artistique à participer : étudiants, professeurs, employés et amis. Ne manquez pas cette opportunité d’admirer et de vous procurer des oeuvres abordables dans une grande variété de styles et de techniques. Le billet à 40$ pour la soirée de gala et la vente d’ouverture permet au détenteur de placer les premières offres en plus de pouvoir profiter de vin et de hors d’œuvres.


 

Mattiusi Iyaituk et Lucassie Echalook
Entre Tradition et Innovation

Ullumimut

Vernissage: Jeudi, le 1er novembre 2015 à 18 h
Exposition: Du 20 novembre au 16 décembre 2015
Rencontre avec le commissaire: Vendredi 20 novembre à 19 h

La Galerie McClure du Centre des arts visuels est honorée de présenter les œuvres sculptées de Mattiusi Iyaituk et de Lucassie Echalook dans le cadre de l’exposition Ullumimut – Entre tradition et innovation. L’exposition est réalisée en collaboration avec l’Institut culturel Avataq, sous la supervision de Louis Gagnon, directeur du département de muséologie, et de l’artiste multidisciplinaire Beatrice Deer. Un catalogue de 68 pages accompagne l’exposition.

Mattiusi Iyaituk et Lucassie Echalook sont deux des sculpteurs inuits contemporains les plus renommés, admirés à la fois pour leur art, mais également pour leur contribution à la préservation de la culture inuite du Nunavik. Par l’utilisation de matériaux autant traditionnels qu’inusités, ils donnent forme à la figure humaine, à l’animal et au chamane, en évoquant les récits du quotidien, les mythes et les rêves propres à leur mode de vie. Profondément enracinées dans leur environnement immédiat – une géographie vaste et lointaine qui demeure encore inconnue de la plupart d’entre nous -, leurs œuvres transcendent le particulier et traitent de vérités plus universelles. Dans les figures entrelacées de Lucassie, sculptées judicieusement à partir d’un seul bloc de stéatite, nous percevons ce besoin de l’homme qui cherche à créer des liens au sein d’une communauté de façon à en obtenir le soutien. Dans les figures de chamanes solitaires créées par Iyaituk, avec leurs bras, leurs cornes et leur regard en transe semblant chercher des réponses dans l’immensité environnante, nous reconnaissons notre désir d’établir une connexion avec un monde qui va au-delà de soi. Les sculptures explorent ces thèmes avec rigueur formelle, humour ainsi qu’une obsédante beauté.

Environ trente œuvres sont présentées dans l’exposition, ces dernières étant gracieusement prêtées par la Fédération des Coopératives du Nouveau-Québec. Le programme de l’exposition inclut également une sélection d’œuvres produites par cinq artistes inuits de Montréal : Tanya Innaarulik, Nicoletta Mesher, Maggie Kiatainaq, Nancy Saunders et Gabriel N. Koperkaluk. Malgré l’influence urbaine, l’utilisation de médias novateurs et de types d’expressions inusités – ce qui, à première vue, suggère une divergence risquée par rapport à la tradition –, ces œuvres reflètent infailliblement leur héritage inuit. Leur présence met en évidence l’inexorable pouvoir de la culture et de l’identité, et de leur capacité à se réinventer.

Ullumimut | Entre tradition et innovation – Lucassie Echalook et Mattiusi Iyaituk

68 pages (36 reproductions couleur)
inuktitut / français / anglais
ISBN : 978 –1-926492 -08 -7
Galerie McClure et Institut culturel Avataq, 2015
disponible : Galerie McClure
24,95 $ + tx


 

MacLean Navigations

Maclean

Vernissage : jeudi le 7 janvier 2016 à 18h
Exposition : du 8 au 30 janvier 2016
Rencontre avec l’artiste : jeudi le 14 janvier 2016 à 19h

La Galerie McClure a le plaisir de présenter l’exposition Navigations qui regroupe les plus récentes œuvres de Maclean. Cette exposition inclut environ dix-sept peintures à l’huile à travers lesquelles Maclean explore à nouveau le potentiel symbolique de la peinture à travers le langage visuel des panneaux de signalisation, des cartes astronomiques et de la géométrie des constellations. Son travail propose une méditation continuelle sur notre relation à la modernité, à la terre et à la civilisation industrielle moderne.

Alors que l’aspect le plus familier du travail de Maclean demeure l’imagerie tirée des panneaux de signalisation – en particulier ses signes A R Tstop (2000-2001) –, dans cette exposition l’artiste oscille entre la représentation évidente d’icônes et la métaphore recombinante, créant ainsi une résonnante navigation – ou négociation – entres les thèmes. Maclean note “je suis aussi inspiré par les banaux tissus urbains du quotidien et autres détritus matériels que je le suis par le travail des maîtres et des amateurs de l’histoire de l’art”. Successivement, il cite, emprunte et subtilise à ses sources variées, dans l’espoir de tomber sur “des résultats inattendus qui pourraient confondre autant qu’ils ne pourraient plaire”. Les peintures de Maclean sont autant visuellement simplifiées qu’elles sont poétiquement énigmatiques. En effet, grâce à cette simplicité formelle combinée à la recherche d’un certain équilibre, il arrive à articuler la réflexion confondante recherchée. Dans What on Earth is Going On, la route et sa signalisation ont été déconstruites de façon à donner l’impression que tout langage collectif ou que toute stratégie permettant de négocier le monde s’était effondré. Dans des œuvres comme The Way (after Vincent), la convergence entre les références à l’histoire de l’art et la dureté de la signalisation urbaine suggère que le chemin à suivre est loin d’être évident; la représentation de l’arbre iconique transformé provoque une profonde réflexion sur le monde qui nous est contemporain. L’exploration constante de ces thèmes par l’artiste est effectuée à l’aide d’un langage pictural singulier, à la fois visuellement raffiné et remarquable.

Maclean a commencé à travailler à Montréal en 1996, soit après avoir complété un baccalauréat en beaux-arts à l’Université du Manitoba la même année. Il expose ses œuvres à la Galerie Roger Bellemare (maintenant Galerie Roger Bellemare et Christian Lambert) depuis 2004. Il vit dans le quartier du Mile End avec sa femme et son fils.


 

Dil Hildebrand Whilst Hanging From a Round Planet

Dil Hildebrand

Vernissage: Le jeudi 4 février 2016 à 18 h
Exposition: Du 5 au 27 février
Conférence:Le jeudi 11 février à 19 h

La Galerie McClure a le plaisir de présenter l’exposition Whilst Hanging From a Round Planet qui regroupe les plus récents collages et peintures de Dil Hildebrand. Les peintures et les dessins d’Hildebrand se concentrent sur l’image architecturale et construite. Ses peintures, qui constituent le corps central de son travail artistique, empruntent de manière mimétique l’échelle et la structure de l’architecture, plaçant le corps dans un environnement grandeur nature. Inspiré au départ par les fresques trompe-l’œil romanes et influencé par plusieurs autres sources telles que l’œuvre d’Henri Matisse et les mouvements architecturaux modernes, Hildebrand explore les liens et l’héritage communs entre l’architecture – en particulier par le biais des motifs de la fenêtre et de la porte – et les images peintes.

Le titre de cette exposition tire son origine d’un passage de l’ouvrage The Nature of the Physical World du physicien Sir Arthur Eddington. Il décrit comment l’acte banal consistant à entrer dans une pièce engendre chez le physicien une série de réflexions complexes, alors qu’il doit considérer l’impact de la gravité, de la rotation de la terre autour du soleil et des quatre dimensions sur le mouvement de son propre corps au sein d’un espace construit lorsqu’il écrit :

« I must make sure of landing on a plank travelling at twenty miles a second round the sun – a fraction of a second too early or too late, the plank would be miles away. I must do this whilst hanging from a round planet, head outward into space, and with a wind of aether blowing at no one knows how many miles a second through every interstice of my body. »

L’artiste remarque qu’une telle ambivalence paralysante peut servir, d’une certaine façon, à décrire «l’acte de faire et, peut-être même, d’entrer en contact avec les peintures – une sorte de répulsion physique à l’idée d’être transformé par l’expérience». La sensation d’instabilité du corps en mouvement décrite avec autant d’éloquence par Eddington trouve son parallèle dans l’expérience vertigineuse de pénétrer dans l’espace pictural des peintures et des collages d’Hildebrand; l’illusion provoquée par la variation des plans se retrouve ponctuée par les lignes planes, et les éléments de texture sont créés autant par le collage de matériaux que par l’habileté du peintre à réaliser une illusion convaincante. Tangible lors de l’observation des œuvres, cette instabilité est à la fois accentuée et contrée par la palette de l’artiste qui, soigneusement nuancée, ajoute un élément de poésie résonante à l‘ensemble.

Dil Hildebrand est un artiste vivant et travaillant à Montréal, Canada. Le travail de Hildebrand a été présenté internationalement et il se retrouve au sein de grandes institutions publiques à travers le Canada. Hildebrand détient une maîtrise en beaux-arts complétée à l’Université Concordia (Montréal) et il a reçu plusieurs subventions, récompenses et distinctions décernées notamment par l’International Residency at Acme Studios, London UK (2013); le Conseil des Arts du Canada (2010); le Banff Centre Thematic Residency (2009); et le Conseil des arts et des lettres du Québec (2009). De plus, il a été lauréat du Concours national de peinture RBC (2006).

L’artiste aimerait remercier Pierre-François Ouellette art contemporain et le Conseil des arts du Canada.


 

Sonia Haberstich Accepter le désordre

Sonia Haberstich

Vernissage: Le jeudi 3 mars 2016 à 18 h
Exposition: du 4 au 26 mars 2016

La Galerie McClure a le plaisir de présenter la plus récente œuvre de Sonia Haberstich, dans laquelle près de trois cents éléments sculpturaux et peints richement colorés s’amalgament en une installation dynamique. Sonia Haberstich propose un environnement où interactions visuelles et tactiles entre les différentes formes sont au centre de l’expérience. Le travail installatif suggère des rapprochements visuels possibles avec certaines pathologies, des cellules en mutation ou des photographies prises avec un microscope.
L’impact viscéral et visuel de ces installations hybrides est multidimensionnel, provocant. L’artiste écrit que les chemins pour accéder aux choses enfouies sont tortueux. Les mondes visibles sont gouvernés par des forces invisibles. Les fonds marins, les profondeurs telluriques, l’infiniment petit, l’infiniment loin se manifestent tout autour de nous par des actions imprévisibles. L’intérieur du corps recèle des secrets qui s’expriment à sa surface de façon tout à fait inattendue. Il s’y mène des combats incessants visant à maintenir un équilibre en oscillation constante. Un équilibre qui nous tient en vie.

« Mes peintures me surprennent. Je peins pour les voir surgir. Leur provenance me semble généralement étrangère. Je pense à ma mère. À la maladie. Aux bactéries. Aux virus. Au passé. Aux secrets. Aux arrières-pensées. Aux silences. Aux assemblées confidentielles. Aux décisions prises en cachette. Et à tout ce qui s’évade pour éclater à la surface.

Je verse des coulées de peintures. Je construis des objets de plâtre que je couvre de couleur. Toutes ces formes cohabitent dans les espaces d’exposition. Je n’en sais pas plus. Les mots s’agrippent mal à ces surfaces. Il n’est pas nécessaire d’en savoir plus. »

Après un bac en arts plastiques en 2004, Sonia Haberstich a obtenu une Maîtrise en peinture de l’Université Concordia en 2008. Elle a présenté plusieurs expositions solo et a participé à de nombreuses expositions collectives au Québec et à l’étranger. Elle a été récipiendaire de plusieurs bourses et son travail a fait l’objet de publications. Elle vit et travaille à Hudson, Québec.


 

Exposition annuelle des étudiants

Exposition annuelle des étudiants

Vernissage: Le jeudi 7 avril 2016 à 18 h
Exposition: du 8 au 23 avril 2016

Les étudiants inscrits au Centre des arts visuels sont invités à exposer leurs œuvres dans le cadre d’une exposition annuelle regroupant des pièces réalisées dans une variété de techniques. Elle donne aux étudiants la possibilité d’exposer dans une galerie professionnelle. C’est l’occasion d’apprécier toute la diversité de la production artistique du Centre.


 

Philippe Caron Lefebvre Instinct

Philippe Caron Lefebvre

Vernissage: Le jeudi 5 mai 2016 à 18 h
Exposition: du 6 au 28 mai 2016

La galerie McClure a le plaisir de présenter les dernières œuvres de l’artiste montréalais Philippe Caron Lefebvre. Cette exposition présentée sous forme d’installation est composée de plusieurs sculptures de grand format, de collages et d’œuvres graphiques apposées au mur. Construite avec divers matériels tels que le bois, la céramique et le polyuréthane, l’œuvre de Caron Lefebvre démontre une dualité entre le figuratif et l’abstraction, le naturel et l’artificiel, le passé primordial et le futur fantastique.

Cette exposition véhicule une logique de mimétique, inspirée par la croissance des plantes et du comportement animal, qui survivent à leur environnement grâce à des stratégies d’imitation. Au-delà de la seule notion d’imitation, le mimétisme use de stratégies telles que la position du corps dans l’espace, l’acquisition du langage, de mécanismes mentaux et de synchronisme.

L’artiste s’intéresse aussi au genre littéraire de science-fiction et à ses thématiques de futur alternatif, de société dystopique, de nouvelles technologies et de vie extraterrestre. Avec les formes bizarres et hybrides de ses œuvres d’art, l’artiste transforme l’espace d’exposition en un système écologique futuriste où le bois est transformé en structures rhizomiques et le polyuréthane se moule en barrières de corail artificielles.

Philippe Caron Lefebvre détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia et un baccalauréat en beaux-arts de l’UQAM. Ses œuvres ont été présentées dans diverses expositions individuelles et collectives au Québec, au Mexique et au Japon. Il a récemment entrepris des résidences au Japon et au Mexique. Il vit et travaille à Montréal.


 

Jaswant Guzder Navigating East West Hybridities

Jaswant Guzder

Vernissage: Jeudi le 2 juin 2016 à 18 h
Exposition: du 3 au 23 juin
Conférence: Jeudi le 16 juin à 19 h

La galerie McClure a le plaisir de présenter l’œuvre de Jaswant Guzder, artiste, écrivaine, psychiatre et psychanalyste internationalement reconnue. Cette exposition présente un grand nombre d’œuvres sur papier créées dans l’espace de plusieurs années.

L’art de Jaswant Guzder est intuitif et expressif. Elle emploie des moyens très simples : l’encre, l’aquarelle, les pinceaux et le papier. À ces derniers, elle ajoute à quelques occasions le collage. Sporadiquement, elle travaille sur des toiles de grandes dimensions. Peu importe le type de surface, les médiums fluides que sont l’encre et l’aquarelle conviennent parfaitement à l’articulation d’un monde qui sort de l’ordinaire, sorte de royaume psychique aqueux où la constante métamorphose du soi provoque un relâchement des frontières.

Une grande partie de son œuvre est influencée et répond à son travail clinique avec les réfugiés qui ont vécu un déplacement, une perte et un traumatisme. Toutefois, leur situation critique et leurs histoires de migration sont aussi les siennes. Enfant née de parents originaires de l’Asie du Sud, elle comprend parfaitement les difficultés rencontrées par les diasporas en ce qui a trait à la question d’appartenance, à la quête identitaire ou encore à l’urgent besoin de définir son chez soi.

L’artiste crée en série : le travail peut prendre un mois, une semaine, une journée. Une telle immersion encourage l’association libre, expédiant l’artiste dans un lieu où l’intuition, la mémoire et l’expérience sentie communiquent et se révèlent. Elle navigue continuellement entre les « hybridités est-ouest », abordant les thèmes de l’exil, du déplacement et de la vulnérabilité, et exploitant une richesse de cosmologies culturelles, d’idées et de souvenirs à travers un mythos visuel qui explore les luttes engendrées par une identité transculturelle.

Dr Jaswant Guzder est en charge de la pédopsychiatrie et directrice de l’hôpital de jour des troubles de l’enfance au Centre pour le développement de l’enfant et de la santé mentale de l’Hôpital général juif. Elle est également consultante senior et ancienne co-directrice fondatrice du Service de consultation culturelle, ainsi que directrice du programme de résidence en thérapie familiale du département de psychiatrie du même centre hospitalier. Elle enseigne au département de psychiatrie de la faculté de médecine de l’Université McGill où elle est associée à l’école de service sociale. Elle est impliquée dans le travail clinique, l’enseignement, la recherche et au sein de projets plus globaux en santé mentale (en Jamaïque et en Inde, principalement). Malgré ses nombreuses activités professionnelles, elle a maintenu une pratique artistique active qui reflète son travail avec les communautés multiculturelles et les populations de réfugiés. Au cours des dernières années, Guzder a largement présenté ses œuvres au Canada et à l’étranger par l’entremise d’expositions collectives et individuelles; elle a également contribué à la réalisation d’illustrations et de couvertures pour des livres et des publications. Jaswant Guzder a reçu la médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en reconnaissance pour ses contributions remarquables à McGill et à la communauté en général.

 

Navigating East West Hybridities – Jaswant Guzder

68 pages (53 reproductions couleur)
français / anglais
ISBN : 978 –1-926492
Galerie McClure, 2016
disponible : Amazon.ca
24,95 $ + tx