Galerie        
McCLURE

Saison 2010 – 2011

Russell T. Gordon Over Easy Rick Leong The Wilderness
Barbara Palca Dickstein Licence Richard Deschênes Les atomistes
Andréanne Fournier Chi & Chi Marc Dixon, Celine Ronc et Sébastien Wornsnip Neither to stay nor to follow
Fiona Annis The after-image (SwanSongs) Annual Student Exhibition 2011
David Blatherwick Aqueous Humour Linda Swanson

Rusell T.Gordon Over Easy – Métaphores en séries

Commissaire invité : Maurice Forget, C.M.
Exposition :
10 septembre au 2 octobre 2010
Vernissage :
jeudi le 9 septembre à 18h
Table-ronde avec l’artiste et le commissaire :
jeudi le 16 septembre à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La galerie McClure a le plaisir de débuter sa saison 2010 avec l’exposition Over Easy – Métaphores en séries du peintre Russell T. Gordon. Depuis plus de trente ans, Russell T. Gordon poursuit ce qu’il nomme «acte de former davantage que la forme elle-même… un travail qui laisse transparaître le cheminement de ma pensée, la transformation de ce que je pense et ressent en une forme visible». À travers son propre langage visuel de couleur, formes et motifs, Russell T. Gordon a créé un corpus d’œuvre d’où émerge un contenu et des émotions subtiles.

En collaboration avec la galerie d’art Stewart Hall de Pointe-Claire, la galerie McClure a le plaisir de présenter l’exposition Over Easy – Métaphores en Séries, ayant pour commissaire Maurice Forget, C.M. Ces deux expositions rendent hommage à sa longue carrière d’artiste en arts visuels. La galerie Stewart Hall présente des œuvres du milieu des années 70 jusqu’à aujourd’hui, un survol témoignant du talent de Russell T. Gordon autant  dans l’abstraction que le figuratif, alors que la galerie McClure mets l’emphase sur le travail plus récent.

La pratique artistique de Russell T. Gordon a grandement été influencée par le jazz, en particulier l’œuvre de Thelonious Monk et ses mélodies « angulaire et dissonante. » L’utilisation par l’artiste de juxtapositions et synthèses crée un mouvement qui s’éloigne de l’attendu ou du linéaire, présent autant dans ses dessins antérieurs que ses abstractions géométriques telle la série Elysian Fields. Les marques, motifs et gestuelles sont présente dans les œuvres et les séries, évoluant, se transformant, en constante mutation pour créer une fusion hybride, permettant à l’artiste d’être constamment en conversation entre lui-même et le monde qui l’entoure. Le résultat est un imposant corpus d’œuvres caractérisé autant par un sens de l’introspection et une implacable force émotionnelle.

Originaire de Philadelphie (Pennsylvanie), Russell a obtenu une maîtrise en arts visuels de la University of Wisconsin et a enseigné à la University of Utah et à la University of California (Berkeley) avant son arrivée au Canada en 1974. Depuis lors il a enseigné la peinture et le dessin au département des pratiques artistiques de l’Université Concordia jusqu’à sa retraite en 1998. Il a un corpulent curriculum vitea d’expositions et ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques, privée et d’entreprises au Canada et aux États-Unis.

Un catalogue incluant 40 reproductions couleur, un texte du commissaire Maurice Forget C.M. ainsi qu’une entrevue avec l’artiste accompagne l’exposition.

Rick Leong The Wilderness

Exposition: 8 au 30 octobre 2010
Vernissage: le jeudi 7 octobre à 18h
Recontre avec l’artiste: le jedui 14 octobre à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure a le plaisir de présenter une exposition des peintures de l’artiste Rick Leong. The Wilderness présente des œuvres de moyens et grands formats à l’encre, aquarelle et huile. Dans le contexte des œuvres précédentes de l’artiste explorant la tradition du paysage, cette nouvelle production déplace le regard de la terre ferme pour le porter vers l’espace, le cosmos et les constellations. Les intérêts de l’artiste demeurent les mêmes, représenter l’inconnu, voire même l’inconnaissable. Ses peintures abordent l’idée de l’expérience humaine et explorent la question de la réconciliation de l’homme avec l’inconnu en y intervenant de façon imaginative.

L’intérêt de Rick Leong pour l’inconnu a débuté avec ses explorations des espaces voilés ou négatifs dans les peintures chinoises classiques. Ses recherches se sont poursuivies à travers des représentations occidentales de boisés profonds et de forêts enchantées, marquées par une réinvention fantastique de la géographie et de la nature. Dans cette exposition, il s’attaque à la prochaine frontière, l’univers, selon lui «le grand mystère de notre époque» ; tandis qu’il évoque l’impression d’altérité cosmique et distante qui s’en dégage, Leong s’approprie cette altérité par l’acte même de peindre. Des titres tels Hic Sunt Dracones (Ici sont les dragons), Aurora Ursa ou Orion the hunter (Orion le chasseur), font référence au penchant de l’humanité à vouloir se projeter dans le monde, le quantifier, et plus précisément à chercher à  donner un sens à une réalité précise et à se situer par rapport à elle. Les interprétations poétiques de nébuleuses, météores et supernova présentées à la Galerie McClure sont exemptes de détails superflus ou des images personnelles riches et élaborées pour lesquelles l’artiste est reconnu. Il nous offre plutôt un inventaire réduit de formes, traits minimalistes flottant dans la profondeur d’un espace pictural monochrome. Comme pour toutes les œuvres de Leong, celles-ci provoquent un sens du merveilleux, de la réflexion, de la mémoire et de la surprise.

Rick Leong est un jeune artiste canadien qui vit et travaille à Montréal. Il a terminé une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia en 2007. Depuis, son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives. Son travail est aussi présent dans d’importantes collections publiques et privées telle que celle du Musée des Beaux-Arts de Montréal, la banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada et le groupe Aldo. Il a été récipiendaire à plusieurs reprises du Conseil est du Canada et du Conseil des arts de la Colombie-Britannique. Son travail est représenté par la galerie Parisian Laundry à Montréal et la RH Gallery à New York.

Barbare Palca Dickestein License

Exposition: Du 5 au 27 novembre, 2010
Vernissage : jeudi 4 novembre, 18 heures
Rencontre avec l’artiste : jeudi 11 novembre, 19 heures

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure est heureuse de présenter une exposition des œuvres de l’artiste Barbara Palca Dickstein. Licence comprend approximativement vingt-cinq œuvres sur papier, toutes dessinées à partir du modèle vivant. Elles varient entre l’esquisse rapide en noir et blanc et le travail plus détaillé au pastel, complété plus tard en atelier. En tant que corpus d’œuvres, ces dessins sont racés, exigeants, pleins de lignes probantes; ils font montre d’un usage de la couleur brillant et souvent audacieux.

Le titre de l’exposition, Licence, fait référence aux liens ou connections que Dickstein recherche avec les modèles choisis : permission, exemption, liberté; une indifférence par rapport aux règles convenues qui permet d’atteindre un certain effet, comme dans licence poétique. Pendant que sur les murs de la galerie, on peut reconnaître des modèles familiers à la communauté artistique montréalaise,  l’habileté qu’a Dickstein de faire un rendu réaliste du corps n’est que le point de départ de ses recherches. Le dessin, pour elle, est acte d’extraction. Les modèles représentés ici sont eux-mêmes et pourtant autres.

Le médium de choix de l’artiste est le pastel, un outil qui lui donne la possibilité de dessiner et de peindre simultanément. Elle note : « Vous avez l’immédiateté du dessin avec la couleur de la peinture, passant de la ligne dessinée à la forme peinte par un simple mouvement de la main. » Une grande part de la singularité de son travail vient de la manière dont elle utilise ces deux aspects du pastel, presque en contrepoint. La ligne, par exemple, décrit le modèle dans le langage de la représentation. Notamment, c’est à travers le rendu de la tête, le geste des mains et l’usage particulier de l’espace négatif que les dessins révèlent une intériorité qui leur est propre. Les œuvres telles que Jean-Pierre with Pink Doll et Tango Shoes (Véronique), proposent un espace émotionnel de possibilités, de désirs ou de pertes. De façon similaire, la couleur échappe à toute description en faveur d’un débordement du senti, dans un registre intense de teintes brillantes : orange cadmium, vermillon, bleu cobalt, violet et jaune acide. À l’intérieur d’œuvres telles que White Light (Véronique), plutôt que de constituer les contours de la forme, la couleur inonde sensuellement l’image. Dickstein élargit le narratif, gonfle le sens. Ce corpus d’œuvres est constitué de dessins énigmatiques et empreints de fragilité.

Barbara Palca Dickstein a obtenu son baccalauréat en art et archéologie de l’Université de Toronto. Elle a poursuivi des études au Musée des Beaux-Arts de Montréal, au Centre Saidye Bronfman et à l’Université Concordia. Elle enseigne au Centre des arts visuels depuis 1981. Ses œuvres ont été exposées à travers le Canada et sont présentées dans de nombreuses collections publiques et privées.

Richard Deschênes Les atomistes

Exposition: 3 au 22 décembre 2010
Vernissage: le jeudi 2 décembre à 18h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure a le plaisir de présenter l’exposition Les atomistes du peintre Richard Deschênes. Utilisant des tons pâles près du blanc, flirtant avec le dessin et jouant avec les flous dans la représentation, Deschênes nous propose un corpus d’œuvres grands format de compositions complexes et nous permet de découvrir une démarche bien ancrée dans la particularité de son processus, donnant ainsi lieu à un langage unique.

Richard Deschênes s’intéresse à l’atomisme, une théorie proposant la conception d’un univers composé de matière et de vide. Plus particulièrement, il est habité par cette idée que nous percevons le monde à travers l’image de la matière et non de la matière elle-même. Ce jeu de perception se traduit à travers des flous, des calques et par le travail des tons. Les atomistes se présente comme un parcours à la fois dans la représentation et l’abstraction où se rencontrent de façon récurrente l’organique, le corporel et l’animal, laissant percevoir une psychologie complexe et inventive. Microscopique et macroscopique se confrontent pour dévoiler un monde imaginaire tirant ses origines du réel à l’intérieur duquel toutes sortes de curiosités naturelles et scientifiques se trouvent à être recontextualisées.

Richard Deschênes vit et travail à Montréal. Son travail a été présenté lors de nombreuses expositions solo et de groupe au Québec, ainsi que lors de résidences de création entre autres à Shanghai, Barcelone et New York. Ses œuvres font parties de nombreuses collections publiques telles la Collection Prêt d’œuvres d’art (Musée du Québec), Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada, Hydro-Québec et Loto Québec ainsi que privées telles la Banque National du Canada et les Caisses Populaires Desjardins. Il a été récipiendaire à plusieurs reprises du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada et son travail a fait l’objet de nombreuses publications.

www.richarddeschenes.com

Andréanne Fournier Chi & Chi

Exposition: 7 au 29 janvier 2011
Vernissage: le jeudi 6 janvier à 18h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure a le plaisir de débuter l’année 2011 avec l’exposition Chi & Chi de l’artiste Andréanne Fournier. Dans un langage unique et par l’entremise de plusieurs disciplines artistiques telles que l’animation vidéo et la sculpture, Andréanne Fournier nous invite à réfléchir sur l’esthétique de la nordicité. Elle nous présente le fruit d’un travail élaboré au cours de l’année 2010 et résultant d’un séjour de trois mois d’hiver à Sulva (Vaasa) en Finlande.

Touchée par la culture finlandaise et l’expérience de ces mois de noirceur, l’artiste explore les émotions et les intuitions liées à cette expérience nordique ainsi que son impact sur notre corps : le froid, l’obscurité, l’adaptation au rythme de la nuit polaire. Elle nous parle de résilience, de comment il est possible de s’armer instinctivement pour affronter l’hostilité du froid et la rudesse de l’hiver, la noirceur persistante et le silence. Pour Andréanne Fournier, rester dans un territoire du nord est un acte de résilience. Présence animale, contraste du noir et du blanc, textiles et textures, évoquent et rendent visible l’expérience extrême et le courage de l’adaptation. Durant cet hiver sombre c’est, selon elle, de l’intérieur que proviennent énergie et lumière.

Andréanne Fournier vit et travaille à Montréal où elle a complété un baccalauréat et une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec, au Canada, en Finlande et aux États-Unis. Plus récemment, elle a exposé à la galerie l’Oeil de poisson de Québec et se prépare à poursuivre sa recherche cet hiver en Finlande et en Norvège.

Marc Dixon, Celine Ronc et Sébastien Wornsnip Ni quitter ni coller

Exposition: 4 au 26 février 2011
Vernissage: le jeudi 3 février à 18h
Rencontre avec l’artiste: jeudi 10 fevriér, 19 heures

Communiqué de presse de l’exposition:

La galerie McClure a le plaisir de présenter l’exposition Ni quitter ni coller des peintres Mark Dixon, Cécile Ronc et Sébastien Worsnip. Le titre de ce projet est issu d’une maxime chinoise et fait référence à la source d’inspiration première des artistes : le paysage et les éléments naturels. En effet, ceux-ci leur servent de prétextes à des explorations formelles qui tendent vers l’abstraction sans jamais quitter l’évocation du paysage.

Dixon, Ronc et Worsnip se rencontrent régulièrement pour échanger sur leur travail. Il en ressort une importante réflexion sur des pratiques intéressées par un sujet aussi ancien que la peinture elle-même. Les artistes recherchent dans leurs œuvres : « […] à évoquer plutôt qu’à représenter, à figurer ; à suggérer des espaces multiples et contradictoires au sein d’un même espace pictural illusoire, à faire coexister plusieurs langages visuels, à accorder une attention particulière à l’aspect tactile de la peinture et une place privilégiée à la couleur comme expression des liens entre le paysage et la vie psychique…»

Originaire de Fredericton (NB), Mark Dixon obtient une maîtrise en beaux-arts à l’Université Concordia et décide de s’installer à Montréal. Détenteur de plusieurs prix et distinctions, il a plusieurs expositions solo et collectives à son actif.

 Cécile Ronc est une peintre d’origine française installée à Montréal depuis 2005. Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, elle a récemment exposée en février 2010 à la galerie Premier Regard à Paris et a obtenu une bourse de résidence de trois mois à la Casa de Velazquez à Madrid en 2009.

 Sébastien Worsnip est un peintre montréalais qui expose au Canada et à l’étranger depuis 1995. Entre autres, il a obtenu la bourse Brucebo pour une résidence en Suède, au Symposium de la nouvelle peinture de Baie St-Paul et a été artiste en résidence au Bateau Lavoir lors du printemps du Québec à Paris en 2000. Il est représenté à Montréal par la galerie Joyce Yahouda.

Fiona Annis The after-image (SwanSongs)

Exposition: 4 au 26 mars 2011
Vernissage: le jeudi 3 mars à 18h
Rencontre avec l’artiste: le jeudi 10 mars à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure a le plaisir de présenter l’exposition The After-Image (SwanSongs) de l’artiste Fiona Annis. Le travail de Annis est une initiative de recherche et de création située à l’intersection d’une pratique photographique documentaire et d’une cartographie biographique nomade. Comme un acte conceptuel romantique de réminiscence, The After-Image (chants de cygne) reflète un croisement des disciplines et un croisement de temps.

L’expression « chant de cygne » est issue d’une légende grecque affirmant que les cygnes sont muets, mais qu’ils émettent un crie juste avant leur mort. Au fil des époques, la légende a été épousée par des poètes et a mené à l’utilisation de « chant de cygne » pour signifier les dernières expressions d’un adieu final d’une personne, en particulier d’un auteur ou d’un artiste. Dans le cadre du travail actuel, The After-Image (chants de cygne), Annis explore les chants de cygne d’une séquence de personnages historiques ou atypiques tels que Virginia Woolf, Bas Jan Ader, Walter Benjamin et Shannon Jamieson, pour lesquels leur dernière œuvres sont intimement connecté avec leur mort.

Le corpus du travail est réalisé comme un cycle de rencontres photographiques avec des paysages et des architectures qui sont reliés à une séquence de chants de cygne, sélectionnée pour la pertinence de ses résonances poétiques et politiques.  À cet égard, les œuvres cherchent à dévoiler des échos gravés dans le paysage et agit comme un point de départ ouvrant sur une méditation entre les actes finaux et l’emplacement de leur articulation.

Fiona Annis vit et travaille à Montréal.  Sa démarche pluridisciplinaire touche aux domaines de la photographie, de l’installation et à diverses formes de ‘’mark-making’’. Titulaire d’un diplôme de maîtrise de l’École des Beaux-Arts de Glasgow, elle poursuit actuellement son doctorat à l’Université Concordia.  Fiona a présenté son travail tant au Canada qu’à l’étranger, dans diverses galeries et musées, notamment : ISEA2009 (Belfast, IRE), Goldsmith’s University (London, UK), The Assembly Gallery (Glasgow, UK), et The Art Gallery of Alberta (Canada). Ses projets de collaboration d’images et de textes ont été publiés dans FRONT: Contemporary Art & Ideas, Les Fleurs du Mal, /Seconds, and Imagining Science, gagnant du New York Book Show Award.

Annual Student Exhibition 2011

Exposition: 1 au 21 avril 2011
Vernissage: le jeudi 31 mars à 18h

Communiqué de presse de l’exposition:

Les étudiants inscrits à l’école d’art pour la session d’hiver sont invités à exposer leurs œuvres dans le cadre de notre exposition annuelle. L’exposition, qui regroupe une centaine d’œuvres réalisées dans une grande variété de techniques, donne aux étudiants la possibilité de voir leurs œuvres dans le contexte d’une galerie professionnelle. Elle offre aussi l’opportunité d’apprécier la grande diversité de la production artistique au Centre.

David Blatherwick Aqueous Humour

Exposition: 6 au 28 mai 2011
Vernissage: le jeudi 5 mai à 18h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure a le plaisir de présenter Aqueous Humour, une exposition des œuvres du peintre David Blatherwick. Aqueous Humour (l’humeur aqueuse) est le terme utilisé pour désigner, à l’intérieur de l’œil, la mince couche humide contenue entre la cornée et le cristallin. Elle nourrit le cristallin et effectue une pression qui maintient la forme convexe de la cornée. Ne jouant pas un rôle direct dans la vision, elle en fournit pourtant les circonstances nécessaires. Blatherwick comprend l’humeur aqueuse comme une analogie sur le rôle de la peinture dans le monde visuel : un point de transition entre le domaine de l’intérieur et de l’extérieur.

Le corpus d’œuvres d’Aqueous Humour se présente comme une séquence d’œuvres de grands et petits formats réalisées entre 2010 et 2011. Au cours des dernières années, Blatherwick s’est intéressé au monde qui est invisible à l’œil nu. Il a collecté au passage des images qui en étant issues : images de microscope ou encore rayons-x d’éruptions magnétiques à la surface du soleil. Ces phénomènes le fascinent et l’effraient simultanément. «Nous ne les voyons pas directement, leur compréhension est marginale malgré le fait qu’ils influencent notre vie de multiples façons; ce qui leur confère un statut semi-mythique dans notre esprit» Blatherwick réalise des œuvres provenant à la fois du réel et de ce qu’on s’imagine comme étant représentatif de la nature à grande ou à petite échelle, travaillant cependant en dehors de la tradition de la représentation. Débutant par des constructions géométriques simples  qui vont par la suite apparaître comme organiques, il travaille avec les couleurs et  les compositions pour enfin créer, avec un certain sens du jeu, un monde tout à fait fabriqué qui évoque ces mêmes mondes invisibles. Au final, c’est l’acte de peindre ainsi que le potentiel de la peinture en soi qu’il privilégie pour procurer à l’observateur « une forme de plaisir reliée au fait d’exister. »

David Blatherwick vit et travaille à Elora en Ontario. Il a exposé son travail dans plusieurs expositions solo dont au Musée des beaux-arts de Québec, à Stock 20 à Taiwan et à la Cité internationale de Paris. Il est représenté par la galerie Paul Kuhn de Calgary et par la galerie Art Mûr à Montréal. Son travail a aussi fait partie de plusieurs expositions collectives importantes telles que la KWAG Biennale de 2009, la Biennale de Montréal de 2002, les expositions Video Naïve du Musée des beaux-arts de Nantes, Métamorphose et Clônage du Musée d’art contemporain de Montréal, The Hand de la galerie Power Plant de Toronto et Partly Human du Museo de arte moderno de Guadalajara. Son travail a fait l’objet de plusieurs critiques, essais et projets de publication et il a reçu plusieurs bourses dont la bourse de peinture Pollock Krasner.

Linda Swanson

Exposition: 3 au 25 juin 2011
Vernissage: le jeudi 2 juin à 18h
Rencontre avec l’artiste: le jeudi 9 juin à 19h

Communiqué de presse de l’exposition:

La Galerie McClure est heureuse de présenter le travail de l’artiste céramiste Linda Swanson. Un certain mystère subsiste, au-delà de notre capacité à décrire le monde naturel, quant à la manière dont la matière prend forme; elle semble parfois être une chose, puis en devient une autre. Les choses lumineuses deviennent sombres, celles qui sont molles se solidifies, tandis que les choses solides se mettent à couler, tout à coup fluides. De telles transformations nous amènent à nous poser des questions sur notre propre existence et notre devenir; comment trouver sa place dans un monde en constante évolution? In Formation est une série d’installations dans laquelle Linda Swanson explore le phénomène de la métamorphose à travers des matériaux céramiques crus et biscuités. En allant extraire l’aspect naturel d’argiles raffinées industriellement, voire même d’argiles, sels ou composés minéraux synthétiques, elle révèle le côté ambigu de l’artificiel, nous permettant ainsi de réfléchir sur la nature et sur nous-mêmes.

Linda Swanson est une artiste dont les intérêts sont encrés dans la nature transformative des matériaux et procédés céramiques. Son travail s’intéresse aux propriétés énigmatiques de la matière à un niveau élémentaire. Il réveille la faculté d’émerveillement en nous faisant nous questionner sur la connaissance : comment et que savons-nous?

Linda Swanson vit et travail à Montréal depuis 2008. Elle est originaire de Californie. Son travail a été exposé à Montréal, Paris, New York et à travers les États-Unis. Elle a reçu des bourses du Delaware Center for Contemporary Art, du Cattaraugus Arts Council, et du NCECA. Son travail a reçu l’appui de la New York Foundation for the Arts, de la Saltonstall Foundation et de l’Université Concordia.  Elle a étudié la céramique au Musée Tekisui, au Japon, et possède un baccalauréat en histoire de l’art de l’UCSB, un baccalauréat en céramique du CSULB et une maîtrise en arts visuels de l’Alfred University. Depuis la fin de ses études en 2005, elle a enseigné la céramique à l’Alfred University, au Kansas City Art Institute et à l’Université Concordia.