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Saison 2017-2018

Cynthia Girard-Renard La main invisible
Karine Fréchette Astérisme
Atelier secret Exposition de collecte de fonds
Lynn Price How Small a Thought
Daniel Langevin Vacuités
Intervention : 31 femmes peintres Commissaire invité : Harold Klunder
Ito Laïla Le François Toi et ta splendide laideur
Exposition annuelle des étudiants 2018
Laurence Pilon It Once Was a Garden
ᐃᓪᓕᕆᔭᕗᑦ Illirijavut

Cynthia Girard-Renard La main invisible

Cynthia Girard-Renard

Vernissage : le jeudi 7 septembre à 18 h
Exposition : 8 au 30 septembre 2017

S’ils n’ont plus de pain,
qu’ils mangent de la brioche !
Marie-Antoinette, 1789

La Galerie McClure est particulièrement enthousiaste de débuter la saison avec le travail récent de Cynthia Girard-Renard. Avec ce nouveau projet La main invisible, l’artiste nous présente une version satirique des notions de base en économie tels la loi de l’offre et de la demande, la croissance-décroissance, le libre-échange et autres. Cynthia Girard-Renard crée des univers multiples où politique, identité et mondes imaginaires se côtoient à travers différentes disciplines comme la peinture. Son approche théâtrale de l’espace d’exposition plonge le visiteur dans des constructions picturales complexes, intemporelles et sans hiérarchie de styles.

La main invisible est une série de peintures où la figure humaine interagit avec l’animal dans des relations loufoques de mise en application du capitalisme sauvage. Une réflexion sur le monde actuel, des questions économiques ayant un impact réel, où des personnages suggèrent un espace poétique de réflexion sur le futur, l’utopie et la liberté. Voilà un monde où la peinture, l’installation et la performance, par un imaginaire débridé, se déploient avec humour et poésie. Lors du vernissage, l’artiste présentera une Perfinance costumée en fourmis et son chien Satan costumé en cigale et fera une lecture de poésie et lancera un petit zine intitulé L’écononomie pour les cons.

CYNTHIA GIRARD-RENARD est artiste visuelle et écrivaine. Elle détient une maîtrise en beaux-arts du Goldsmiths College à Londres (1998). Depuis plus de 20 ans, elle expose activement son travail au Canada et sur la scène internationale : Thousand Plateaus Art Space, Chengdu, Chine (2011); Dunlop Art Gallery, Régina (2010); September Gallery, Berlin (2009); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2009); SPACE, Londres (2006); etc. Mentionnons aussi son exposition Fictions sylvestres en solo au Musée d’art contemporain de Montréal en 2005 et sa participation à la Triennale québécoise de 2008. Ses expositions individuelles les plus récentes ont été présentées en 2017 à L’Écart Rouyn-Noranda, à la Galerie Hugues Charbonneau en 2016, en 2015 au centre Uma Certa Falta de Coerencia, Porto, Portugal, et en 2014 à la Esker Fondation, Calgary, Alberta. Elle est représentée par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Son tout plus récent livre intitulé Le Renard Vulve, un roman érotico-poétique se déployant sur le Mont-Royal a été publié en 2017 à Montréal.


Karine Fréchette Astérisme

Karine Fréchette

Vernissage : le jeudi 5 octobre à 18 h
Exposition : du 6 au 28 octobre 2017
Conférence : le jeudi 12 octobre à 19 h

La Galerie McClure est heureuse de présenter le travail récent de la peintre Karine Fréchette. Son exposition Astérismes s’intéresse à la lumière à la fois naturelle et artificielle en peinture et ainsi, indirectement, réfléchit à une relation de plus en plus complexe et altérée entre l’espace et le temps. Ce corpus se nourrit d’une fascination pour toutes formes d’ondes transmises, aussi bien à l’échelle astrale qu’à travers les télécommunications. Elle évoque des flux et des oscillations, comme si le tableau devenait le réceptacle où se fige le mouvement de courants indéfinis ou le point d’ancrage de réseaux en expansion. Matérialiser l’immatériel à travers une douzaine de tableaux moyens et grands formats.

Que ce soit à travers la répétition, la modulation et l’accumulation de motifs linéaires, ou encore des échos à des représentations digitales ou analogiques, ces différents procédés servent de matrice au véritable sujet: l’irrégularité. Le décalage provoque ainsi différentes illusions et désorientations de la perception optique et spatiale. Un espace-temps possible, mais flou.

Karine Fréchette investigue la relation entre la couleur, la lumière, l’espace et le mouvement. Sa pratique résolument néo baroque qu’elle considère près du Op Art et de l’abstraction du début du 20e siècle, s’investie dans une recherche constante pour activer l’espace entre le tableau et le spectateur. Tel un astérisme, elle tente de créer des correspondances formelles, de tracer des liens d’idée impromptus, de faire émerger des analogies.

KARINE FRÉCHETTE vit et travaille à Montréal. Fin 2016, elle terminait une maîtrise en Beaux-Arts à l’Université Concordia, après l’obtention d’un Baccalauréat en Arts Visuel et Médiatique à l’UQAM (2009). Au cours de ses études, elle reçoit le Hélène Couture Award ainsi que le Lilian Vineberg Award, et est sélectionnée parmi les finalistes au Concours pan-canadien de Peinture RBC (2014). Son travail fut notamment présenté à la Galerie B-312, à la Galerie Art-mûr, à la Galerie Stewart Hall et à la Maison de la culture de Gatineau. Cette année, à la suite d’une première résidence d’artiste au Banff Center (Alberta), elle représentait la relève en peinture aux Jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire.


Atelier secret – exposition et levée de fonds

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Soirée de gala: le jeudi 9 novembre à 18 h
Exposition: du 4 au 18 2017
Lieu : Centre des arts visuels, 350 Avenue Victoria, Montréal, QC H3Z 2N4

Un événement de levée de fonds unique mettant en vedette des centaines d’œuvres d’art sélectionnées des ateliers d’artistes professionnels de notre communauté. Une rare occasion de découvrir de nombreux joyaux cachés et d’acquérir des œuvres à prix raisonnables tout en soutenant notre communauté artistique. Un billet pour la soirée de gala permet de choisir en premier, tout en savourant hors d’oeuvres et vin.

À propos de nous:

Le Centre des arts visuels est une communauté culturelle prospère d’artistes, de professeurs et d’étudiants. Nous faisons partie du tissu social artistique de Montréal depuis plus que 70 ans. Notre école est la plus grande école d’art bilingue, indépendante et sans but lucratif au Canada. La Galerie McClure du Centre présente des conférences, des séminaires et des expositions passionnantes. Notre programme d’action communautaire, Éveil des arts, rejoint plusieurs populations de la communauté afin d’entrer en contact avec le public à travers la créativité.

Remerciements au commanditaire or :
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Lynn Price How Small a Thought

Lynn Price

Vernissage : le jeudi 23 novembre à 18 h
Exposition : du 24 novembre au 16 décembre 2017
Rencontre avec l’artiste : le jeudi 30 novembre à 19 h

À quel point faut-il que la pensée soit petite pour remplir la vie de quelqu’un!… Pour aller en profondeur vous n’avez pas besoin d’aller bien loin; effectivement, il n’est pas nécessaire de quitter votre environnement immédiat et familier.

Ludwig Wittgenstein, Culture and Value (1946) (traduction libre)

La Galerie McClure est ravie de présenter le travail de thèse de Lynn Price. Son exposition How Small a Thought explore le genre de la nature morte, un style ayant une histoire complexe et riche offrant une diversité de possibilités contemporaines afin d’explorer la relation de l’homme avec les objets du quotidien. Avec cette série d’œuvres sur papier, l’accumulation devient une métaphore de ce qui marque le temps sous forme de minutes, heures, semaines… une vie.

Price note : ‘Depuis un certain temps, je crée des natures mortes de citrons. C’est un processus engageant de se concentrer sur une chose aussi profondément et durant une longue période. J’associe le genre de la nature morte et une démarche très structurée comme un moyen de réflexion sur la phénoménologie de la conscience du temps interne, les structures essentielles de la conscience qui permettent la perception unifiée d’un objet se produisant à travers des moments successifs. En utilisant des stratégies d’itération, de variation et d’accumulation, je rempli le temps avec une activité qui, en soit, a pour fonction de révéler l’expérience du temps qui passe.’

LYNN PRICE vit et travaille à Powell River en Colombie-Britannique. Elle termine sa maîtrise en arts visuels à l’Université Concordia après avoir obtenu son baccalauréat en arts visuels de Emily Carr University en 2013. Ses œuvres ont été présentées au Canada dans plusieurs expositions solo et de groupe et elle a participé à des résidences à l’international en Angleterre et en Finlande.


Daniel Langevin Vacuités

Daniel Langevin Photo Guy L'Heureux
Photo: Guy L’Heureux

Vernissage : le jeudi 4 janvier à 18 h
Exposition : du 5 au 27 janvier 2017

La Galerie McClure est heureuse de débuter l’année 2018 avec les œuvres récentes du peintre Daniel Langevin. Son exposition Vacuités présente des tableaux de différents formats, parfois en série ou en amas. Sylvain Lafleur, chargé de cours en communication et chercheur indépendant, mentionne : « qu’au fil des années et des expositions [Daniel Langevin] nous a présenté des compositions épurées mises en valeur par des aplats soignés, [il a démontré qu’] il est possible de poursuivre le travail des artistes qui ont fait les beaux jours de la peinture formaliste en explorant les avenues offertes par des formes et des motifs qui ne proviennent pas uniquement de la géométrie. Partant d’images d’objets usuels, il constitue des figurations abstraites polychromatiques enclines à créer des effets optiques. Plus précisément, il réduit ces objets à l’état de motif afin de se donner les moyens de créer des formes inhabituelles et d’effacer leurs références originelles. Reproduisant ces formes avec soin sur la surface lisse des supports dans l’esprit de la peinture hard edge, Langevin crée des tableaux suscitant des persistances rétiniennes par l’entremise de la rencontre contrastée des couleurs et par l’exploitation subtile des différences tonales.

Dans le cadre de l’exposition Vacuités présentée à la galerie McClure, Daniel Langevin poursuit son travail de recomposition formelle des objets qui peuplent notre quotidien en s’attardant, plus particulièrement, à la surabondance d’images offertes par de puissants moteurs de recherche (comme Google Images) qui donnent à voir une grande quantité d’éléments visuels similaires en les regroupant densément à l’intérieur d’un espace optique déroulant (page Web). S’intéressant à la facture visuelle des logiciels de collection d’images, Vacuités présente des séries de tableaux soulignant les incongruités qu’offrent les mosaïques d’images affichées sous la forme de vignettes (étirement, écrasement, mauvaise résolution de l’image, recadrage, coupure, etc.). Intitulées Lot, Amas, Attirail, ces séries de tableaux exhibent des formes simples ou composites, répétées et dissemblables, et offrent une méditation sur la perte de valeur des objets dépouillés de leurs particularités et la banalisation du sujet des images confrontées à la répétition.»

DANIEL LANGEVIN vit et travaille à Montréal. Son travail a été vu au Centre Clark, chez B-312 et Parisian Laundry ainsi qu’à la galerie qui le représente, Galerie René Blouin. Il a obtenu des bourses de recherche et création du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada et a réalisé quelques œuvres publics, notamment au Centre de loisir de Westmount. Son travail fait partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada et aux États-Unis.

Vacuités – Daniel Langevin

6 pages (7 reproductions couleur)
français / anglais
ISBN : 978-1-926492-16-2
Galerie McClure, 2018
disponible : Galerie McClure
6 $


Intervention :31 femmes peintres

Commissaire invité : Harold Klunder

Intervention: 31 Women Painters

Vernissage : le jeudi 1er février à 18 h
Exposition : du 2 au 24 février 2018
Conférence : le vendredi 2 février à 19h

La Galerie McClure a l’honneur de présenter l’exposition Intervention: 31 femmes peintres. L’artiste canadien reconnu Harold Klunder est le commissaire invité cette année et il rassemble ici les œuvres petits formats de peintres canadiennes dont les carrières recouvrent collectivement six décennies. Rassemblées ainsi dans un même espace, elles soulignent avec quelle créativité et imagination les femmes ont contribué de façon significative à la constante réinvention de cette discipline incontournable de notre époque.

Cette exposition est selon Klunder une exploration, une intervention : « j’ai approché 31 artistes dont je sais qu’elles sont particulièrement engagées dans le processus de la peinture. Les œuvres sont de petits formats afin d’inclure autant d’artistes possible. Ce projet est une invitation aux  artistes d’utiliser l’exposition et l’espace pour intervenir avec leur travail et échanger avec les  œuvres des autres artistes participantes. Je ne me perçois pas comme un commissaire, mais plutôt comme un peintre agissant comme facilitateur, dans ce cas-ci, par l’accès à un espace partagé. Le résultat doit être déterminé par les artistes. Chaque artiste a été appelé à sélectionner leur propre travail pour l’exposition, provoquant ainsi une liberté aléatoire qui n’est pas toujours tolérée dans les expositions. Les œuvres forment un ensemble qui témoigne de leur diversité et leur approche des matériaux. Le résultat sera déterminé par la combinaison de ces 31 récits. »

Les artistes participantes représentent une diversité de voix, incluant des artistes renommées et d’autres moins connues mais dont Klunder admire le travail pour leur authenticité et leur façon inventive d’utiliser la peinture. Une telle approche est tout à fait cohérente avec le mandat du Centre des arts visuels de promouvoir l’accessibilité et l’inclusivité dans l’enseignement et la présentation des arts visuels. Les artistes participantes sont : Ann Beam, Kathryn Bemrose, Sarah Cale, Barbara Caruso, Catherine Carmichael, Gathie Falk, Nika Fontaine, Cameron Forbes, Sybil Goldstein, Eliza Griffiths, Libby Hague, Susanna Heller, Gail Hutchison, Rae Johnson, Fiona Kinsella, Dorothy Knowles, Wanda Koop, Rita Letendre, Medrie MacPhee, Natasha Martel, Doris McCarthy, Christiane Pflug, Ciara Phillips, Annie Pootoogook, Louise Robert, Gina Rorai, Janet Stanley, Françoise Sullivan, Marion Wagschal, Diane Whitehouse et Joyce Wieland.


Ito Laïla Le François Toi et ta splendide laideur

Ito Laïla Le François
Vernissage : le jeudi 1er mars à 18 h
Exposition : du 2 au 24 mars 2018
Rencontre avec l’artiste : le jeudi 8 mars à 19h

La Galerie McClure est heureuse de présenter l’exposition Toi et ta splendide laideur de l’artiste Ito Laïla Le François. Le territoire, la violence, l’obsession du corps et l’incongruité humaine sont des notions qu’elle explore à travers une infinité de médiums : verre, bois, céramique, métaux, peaux, textiles. Empreinte de poésie, ses sculptures tentent de renouer les liens entre une communauté et son territoire.

Toi et ta splendide laideur propose des sculptures hybrides, des corps mi-humains, mi-paysages, qui empruntent à la fois aux métiers d’art et à l’art visuel. Décloisonnant ces pratiques, l’artiste met en scène des œuvres fortes, tant au niveau de leur symbolique que des techniques de réalisation. Composées de verre, de céramique, de bois et de textile, ses sculptures grand format offrent un ensemble poétique, où la souffrance côtoie le sublime. Pour l’artiste, nous traitons collectivement le territoire comme nous traitons notre corps : de façon abusive et autodestructive. La blessure qui en résulte est à l’origine des créations de Ito Laïla Le François qui se considère nomade et qui tente de constater l’état du monde par l’expérience de parcourir celui-ci. Par la juxtaposition de l’anatomie humaine ou animale aux paysages de l’industrie primaire implantée dans la nature, l’artiste tend à exprimer le lien indéfectible entre l’homme et l’espace qu’il habite. Dans Toi et ta splendide laideur, ces thématiques deviennent ainsi des accès privilégiés pour explorer l’incongruité humaine et ouvrir le chemin de notre vulnérabilité.

Plongé dans un univers étrange, le visiteur découvre des œuvres à la fois dérangeantes, parce que criantes de vérité, et belles, témoignant d’une maîtrise technique remarquable de l’artiste. Chaque œuvre suscite une remise en question individuelle et collective.

ITO LAÏLA LE FRANÇOIS vit et travaille à Saint-Narcisse de Rimouski. Après avoir poursuivi des études collégiales en techniques de métiers d’art, elle a débuté en 2013 un baccalauréat en beaux-arts à l’Université Concordia. Depuis, son travail a fait l’objet de plusieurs expositions solo et collectives un peu partout au Québec (entre autres Montréal, Québec, Rimouski, Sept-Îles, Baie Comeau) ainsi qu’à Toronto. Elle est également récipiendaire de divers prix, bourses et distinctions dont la prestigieuse bourse RBC pour l’artiste émergent 2015 en verre.


Exposition annuelle des étudiants 2018

Student show 2018

Vernissage : le jeudi 29 mars à 18 h
Exposition : du 30 mars au 21 avril 2018

Les étudiants inscrits dans la session d’hiver au Centre sont invités à exposer leurs œuvres dans le cadre d’une exposition annuelle regroupant des pièces réalisées dans une variété de techniques. Elle donne aux étudiants la possibilité d’exposer dans une galerie professionnelle. C’est l’occasion d’apprécier toute la diversité de la production artistique du Centre.


Laurence Pilon It Once Was a Garden



Photo: Jean-Michael Seminaro
Vernissage : le jeudi 3 mai à 18 h
Exposition : du 4 au 26 mai 2018
Rencontre avec l’artiste : le jeudi 10 mai à 19h

À propos d’une nature morte de Cézanne, Virginia Woolf a écrit dans son journal : « There are 6 apples in the Cézanne picture. What can 6 apples not be. I began to wonder. There’s a relationship to each other, & their colour, & their solidity. » Les pommes de Cézanne ont amené Virginia Woolf à faire l’expérience réflexive du sujet au-delà de sa représentation.

It Once Was A Garden suscite un étonnement qui m’apparaît similaire à ce que Woolf a pu ressentir en observant la prune et les pommes toujours plus rougissantes dans la nature morte de Cézanne. Les tableaux de Laurence Pilon nous offrent le plaisir d’être surpris par ce que nous voyons. Dans un monde dominé par le visuel, où l’on confond souvent ce que l’on voit avec ce que l’on connait, la générosité des œuvres de Pilon ne peut être tenue pour acquise. Pilon nous refuse ce faux sentiment de maîtrise. Ses peintures – incrustées, abîmées, veloutées, patinées – relèvent davantage de l’ordre de l’inconnaissable. Les traces du temps et du labeur sont assombries par le processus d’accumulation. Les couches de pigments se fossilisent, révélant une surface aux tons atténués de bleus, de mauves, de roses et de bruns qui s’apparente à une coquille d’huître avant d’être polie, une opale brumeuse, ou une argenterie terne: des objets marqués par le temps.

Les tableaux de Pilon existent dans un état d’ambiguïté. Cette résistance à la catégorisation fait que les œuvres de Pilon sont particulièrement difficiles à décrire; elles semblent se poser aux limites de la signification. Mais ce sont des objets compatissants, favorables à notre envie de découvrir et d’enfouir des souvenirs parmi les inflexions subtiles de coloris et de touches. Des ombres de paysages et de figures se terrent au travers des couches d’abstraction, donnant forme à la manière dont le souvenir évoque des images à la fois nettes et troubles, tout en éveillant notre propre mémoire.

It Once Was A Garden suggère une utopie perdue. Pilon crée une atmosphère inspirée des façades urbaines, des débuts de la peinture moderniste et des fresques. Cette attention à l’historicité (la spécificité de son temps et de son lieu) de la couleur confère aux œuvres un effet de longue durée, une matérialité accumulée et modelée par l’expérience collective. Les peintures de Pilon saisissent la densité du temps. Alors que nous les observons, leur sens s’alourdit. « I began to wonder. »

Texte de Sara Nicole England.

LAURENCE PILON vit et travaille à Montréal. Elle détient un Baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia, qu’elle a obtenu en 2015 avec mention grande distinction. Ses peintures ont été présentées à Montréal et aux États-Unis.


ᐃᓪᓕᕆᔭᕗᑦ Illirijavut


Commissaires : Qumaq Mangiuk Iyaituk et Kathryn Delaney
Vernissage : le jeudi 31 mai à 18 h
Exposition : du 1 au 23 juin 2018
Atelier : le vendredi 1er juin de 10h à 16h, 90$ (inscription requise)
Rencontre avec les commissaires : le vendredi 1er juin à 19h

« Les histoires que les aînés partagent avec nous sont personnelles, réconfortantes et précieuses. »
– Qumaq Mangiuk Iyaituk (janvier 2015)

La Galerie McClure a l’honneur de présenter Illirijavut, est une exposition rétrospective dans le cadre du dixième anniversaire présentant des livres de contes originaux de vingt artistes créés lors des ateliers Narration inuite et fabrication de livres d’artistes. Qumaq Mangiuk Iyaituk de Ivukivik (Nunavik), chargée de projet, et Kathryn Delaney (Montréal), coordonnatrice de projet, ont collaboré afin de développer et de faciliter ces ateliers culturels depuis leur rencontre en 2009 lors des ateliers artistiques annuels du Nunavik à Inukjuak. En 2015, Qumaq a travaillé avec une population non inuite pour la première fois dans le contexte de ces ateliers. Cet atelier a eu lieu au Centre des arts visuels à Montréal et a inspiré les artistes Qumaq et Kathryn ainsi que Mattiusi Iyaituk à obtenir en 2016 une bourse {Re}conciliation du Conseil des arts du Canada pour le projet Illirijavut : narration inuite et fabrication de livres d’artistes, offrant des ateliers aux communautés du Nunavik et des populations urbaines inuite et non inuite au Canada.

Lors de ces ateliers, nous nous rassemblons entre artistes et invitons un aîné à nous faire part de ses ‘vraies histoires de vie’. Des paroles inuit oubliées sont ainsi prononcées. Les participants transforment les histoires orales inuit en livres de contes imagés originaux narrés de textes syllabiques inuits sur du papier en accordéon. Les ateliers donnés en inuktitut ou au besoin en français ou anglais introduisent des techniques en dessin à l’encre et en aquarelle. Les participants sont invités à s’imaginer dans l’histoire. Cet exercice sensoriel encourage les artistes à se lier aux éléments, aux idées et aux émotions de l’histoire. Ce processus créatif contribue à bien prendre connaissance de l’histoire entière. Ces ateliers et les livres de contes qui y sont créés explorent des aspects de la culture inuite, remettent en cause et éliminent les stéréotypes et éduque le public canadien tout en renforçant la langue et l’identité culturelle inuite.

Artistes participantes:
Paula Ainalik, Arnaujaq Alaku, Jessica Arngak, Elisa Audlaluk, Kathryn Delaney, Mattiusi Iyaituk, Maggie Jaaka Qisiiq, Sarah Lisa Kasudluak, Louie Qiluqi Makimak, Passa Mangiuk, Qumaq Mangiuk Iyaituk, Nooma Oweetaluktuk, Mosusie Padlayat Sr., Caroline Palliser, Mary Paningajak Alaku, Louisa Pauyungie, Manu Qaunnaaluk, Qiallak Qumaaluk, Louie Qungisiruk

Remerciements chaleureux à:
Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal, Conseil des arts du Canada, Kativik, Air Inuit, Institut culturel Avataq, bourse {Re}conciliation et ses partenaires La fondation de la famille J.W. McConnell et le Cercle sur la philanthropie et les peoples autochtones au Canada ainsi que Aumaaaggiivik (Secrétariat des arts du Nunavut), les artistes du Nunavik et les artistes non-inuits ayant participés aux ateliers.

ᐃᓪᓕᕆᔭᕗᑦ Illirijavut
ᑕᑯᔭᑦᓴᓂᒃ ᑐᑭᑖᕆᔩᒃ: ᖁᒪᖅ ᒪᖏᐅᖅ ᐃᔦᑦᑐᖅ, ᐃᕗᔨᕕᒃ (ᓄᓇᕕᒃ)
Kathryn Delaney (ᑳᔅᕆᓐ ᑎᓓᓂ), ᒧᓐᑐᔨᐊ
Vernissage : le jeudi 31 mai à 18 h
Exposition : du 1 au 23 juin 2018
Atelier : le vendredi 1er juin de 10h à 16h, 90$ (inscription requise)
Rencontre avec les commissaires : le vendredi 1er juin à 19h

ᐃᓄᒻᒪᕇᑦ ᐅᓂᒃᑳᖏᑦ ᐅᕙᑦᑎᓂᒃ ᐊᑦᑕᒥᒐᐅᑎᒍᑎᒋᓲᖏᑦ ᓇᒻᒥᓂᕐᒧᐊᖓᕗᑦ, ᐆᒻᒪᑎᒥᒃ ᓂᕈᒥᑦᓰᓲᒍᑦᓱᑎᒃ ᐃᓪᓕᓇᕐᑑᓱᑎᓗ.
— ᖁᒪᖅ ᒪᖏᐅᖅ ᐃᔦᑦᑐᖅ (ᓇᓕᕐᙯᑐᖅ 2015)

ᐃᓪᓕᕆᔭᕗᑦ ᖁᓪᓕᓂ ᐊᕐᕌᒍᕐᓂ ᓇᓪᓕᐅᓂᕐᓯᐅᕈᑕᐅᕗᖅ ᐊᐅᓚᔨᓇᕐᑐᖑᐊᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᕙᑦᑎᓗᒋᑦ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᕐᑕᐅᒋᐊᓐᖓᓯᒪᔪᑦ ᐊᕙᑎᓄᑦ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᕐᑎᓄᑦ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᓂᒃ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᒋᐅᕐᓴᓂᖏᓐᓂ ᕿᒥᕐᕈᐊᓂᓗ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᒋᐅᕐᓴᓂᖏᓐᓂ. ᖁᒪᖅ ᒪᖏᐅᖅ ᐃᔦᑦᑐᖅ, ᐃᕗᔨᕕᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᐅᔪᓂᒃ ᐊᑕᐅᑦᓯᑰᕐᑎᓯᔨ Kathryn Delaney, ᒧᓐᑐᔨᐊᒥᐅᖅ, ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᒌᖃᑦᑕᓯᒪᓕᕐᑑᒃ ᐱᕙᓪᓕᐊᑎᑦᓯᒐᓱᐊᕐᓱᑎᒃ ᑲᔪᓯᑎᑦᓯᒐᓱᐊᕐᓱᑎᓗ ᑖᒃᑯᓂᖓ ᐃᓗᕐᖁᓯᕐᒨᓕᖓᑦᓱᑎᒃ ᐱᒋᐅᕐᓴᓂᐅᕙᑦᑐᓂᒃ ᑌᒪᓐᖓᓂᑦ ᑲᑎᓚᐅᔪᑦᓱᑎᒃ 2009-ᒥ ᐊᕐᕌᒍᑕᒫᕐᓯᐅᑎᒥᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐅᒋᐅᕐᓴᑎᓪᓗᒋᑦ ᐃᓄᑦᔪᐊᒥ. 2015-ᒥ, ᖁᒪᖅ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᖃᒋᐅᑦᓯᐊᓚᐅᔪᕗᖅ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᖏᑦᑐᓂᒃ ᑌᒣᑦᑐᑎᒍᑦ ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐅᒋᐅᕐᓴᓂᒃᑯᑦ. ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐅᒋᐅᕐᓴᓚᐅᔪᔪᑦ ᒧᓐᑐᔨᐊᒥ Visual Arts Center-ᒥ ᑐᓴᓚᕿᑎᓪᓗᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᖁᒪᖅ, ᑳᔅᕆᓐ ᐊᒻᒪᓗ ᒪᑦᑎᐅᓯ ᐃᔦᑦᑐᖅ ᐱᒍᒪᐅᒻᒥᓱᑎᒃ 2016-ᒨᓕᖓᑦᓱᓂ ᑮᓇᐅᔭᓂᒃ ᓂᖏᕐᑎᓯᐅᑎᓂᒃ ᑲᓇᑕᐅᑉ ᑲᕙᒪᖓᓐᓂᑦ ᐱᓇᓱᐊᓚᕿᑦᓱᑎᒃ ᐆᒥᖓ: ᐃᓪᓕᕆᔭᕗᑦ: ᐃᓄᐃᑦ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᒋᐅᕐᓴᓂᖏᑦ ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐅᒋᐅᕐᓴᓂᖏᓪᓗ ᑕᐅᑦᑐᓕᓂᒃ, ᑲᓇᑕᓕᒫᒥ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᓄᓇᓕᒻᒥᐅᑦ, ᐃᓄᐃᑦ ᖃᓪᓗᓈᑦ ᓄᓇᖓᓂᒥᐅᑦ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᖏᑦᑐᐃᓗ ᑌᒫᒃ ᐱᒋᐅᕐᓴᑎᑕᐅᕙᑦᑎᓗᒋᑦ.

ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐅᒋᐅᕐᓴᓂᖏᓐᓂ, ᑲᑎᒃᑫᓲᖑᔪᒍᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ/ᑐᓴᕐᓂᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᓄᒻᒪᕆᒻᒥᓄ ᙯᕐᖁᔨᑦᓱᑕ ᐅᓂᒃᑳᖁᑦᓱᒋᑦ “ᐃᓅᓯᕐᒥᓂ ᐊᑑᑎᓪᓗᑐᕐᑕᕕᓂᕐᒥᓂᒃ”. ᐅᖃᐅᓰᑦ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᑦ ᐳᐃᒍᕐᑕᐅᒪᓕᕐᑐᑦ ᐅᖄᔭᐅᖃᑦᑕᓱᑎᒃ. ᐃᓚᐅᔪᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᓂᒃᑳᑕᕕᓂᖏᓐᓂᒃ ᐊᓯᑦᔩᓗᑐᑦᓯᐊᓲᑦ ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐊᕆᓯᑦᓱᒋᑦ ᑕᐅᑦᑐᖃᕐᓗᑎᒃ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᓱᑎᒃ ᓂᑦᔭᐅᑎᐅᔮᕐᑐᒥ ᓯᑯᑦᓴᔭᒥ. ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐅᒋᐅᕐᓴᑎᑦᓯᓂᐅᕙᑦᑐᑦ ᖃᐅᔨᒋᐅᕐᑎᓯᕙᑦᑐᑦ ᐊᓪᓚᐅᑎᒧᑦ ᐃᒪᓕᒻᒧᑦ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓂᒥ, ᐃᒪᕐᒥᒃ ᐅᐊᕈᑦᓯᓲᒧᑦ ᒥᖑᐊᓐᖑᐊᓂᕐᒥ ᐃᓕᓴᕐᑕᐅᖄᓚᐅᑲᑦᑎᓗᒋᑦ ᐃᓄᑦᑎᑐᑐᐃᓐᓇᖅ, ᒋᐊᖃᑐᐊᕋᒥᓪᓗ ᐅᖃᐅᓯᐅᒻᒥᔪᓄᑦ. ᐃᓚᐅᔪᑦ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᐃᓱᒪᓐᖑᐊᓲᑦ ᐅᓂᒃᑳᒦᒋᐊᕐᒥᓂᒃ. ᑌᒣᓘᕐᓱᑎᒃ ᐱᒋᐅᕐᓴᑐᑦ ᑲᔪᖏᕐᓴᑕᐅᓚᕿᓲᑦ ᐱᑐᓚᕿᑎᓪᓗᒋᑦ ᐅᖄᔭᐅᔪᓄᑦ, ᐃᓱᒪᑖᕆᔭᐅᔪᓄᑦ ᐃᑉᐱᓂᐊᕐᓂᓄᓗ ᐅᓂᒃᑳᑉ ᐃᓗᐊᓂ. ᑌᒣᓘᕐᓱᑎᒃ ᓴᓇᑐᔫᑦᓱᑎᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᔭᐅᓲᑦ ᖃᐅᔨᒪᓯᑦᓱᑎᒃ ᐃᓘᓐᓇᓯᐊᖓᓂᒃ ᐅᓂᒃᑳᒥᒃ. ᑖᒃᑯᐊ ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐅᒋᐅᕐᓴᓂᐅᓲᑦ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓯᒪᔪᕐᑕᖃᕐᓱᑎᓗ ᕿᒥᕐᕈᐊᖑᓕᕐᑐᑦ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᔪᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖓᓂᒃ, ᐅᓇᒻᒥᓇᓕᕐᑐᓂᒃ ᓵᓐᖓᓯᒋᐊᖃᓲᒍᓂᖏᓐᓂᒃ ᐊᑕᐅᓯᐅᓈᕐᑎᓯᓚᖀᑦᓱᑎᓗ ᐊᑕᐅᓯᑐᐃᓐᓇᒥᒃ ᐃᓱᒪᖃᓲᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓭᒍᑕᐅᑦᓱᑎᒃ ᑲᓇᑕᒥᐅᓕᒫᓂᒃ, ᑕᕝᕘᓇᑦᓭᓇᕐᓗ ᓲᖑᓰᓚᕿᑦᓱᑎᒃ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖓᓂᒃ ᐱᐅᓯᑐᖃᕐᑎᒍᓪᓗ ᑭᓇᐅᓂᖏᓐᓂᒃ.

Artistes participantes:
Paula Ainalik, Arnaujaq Alaku, Jessica Arngak, Elisa Audlaluk, Kathryn Delaney, Mattiusi Iyaituk, Maggie Jaaka Qisiiq, Sarah Lisa Kasudluak, Louie Qiluqi Makimak, Passa Mangiuk, Qumaq Mangiuk Iyaituk, Nooma Oweetaluktuk, Mosusie Padlayat Sr., Caroline Palliser, Mary Paningajak Alaku, Louisa Pauyungie, Manu Qaunnaaluk, Qiallak Qumaaluk, Louie Qungisiruk

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