Galerie        
McCLURE

Saison 2013 – 2014


Matt Shane Impassable Chasm
Eva Lapka 10 ans
Art au carré Une exposition de collect de fonds
Lorraine Pritchard Cadance
Reuel Dechene Chase
Shireen Kamran Soul Matters
Michel Daigneault
Exposition annuelle des étudiants 2014
Pirates de l’art
Suzelle Levasseur PYRO

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Matt Shane Impassable Chasm

Du 20 septembre au 12 octobre 2013
Vernissage: jeudi le 19 septembre à 18 h
Rencontre avec l’artiste : jeudi le 26 septembre à 19 h

La Galerie McClure est heureuse d’entamer sa nouvelle saison avec une exposition solo des œuvres peintes de l’artiste montréalais Matt Shane. Impassable Chasm présente deux peintures de format murale et une série de paysages plus petits. Bien que l’œuvre de Shane soit ancrée dans la tradition du paysage, il peuple ses tableaux de sites industriels et de différentes formes architecturales qui tiennent de l’utopie.

Les paysages de Matt Shane sont des terrains mouvants chargés de tension et d’opposition. Leur facture détaillée et les vastes perspectives qu’ils présentent rappellent les paysages des peintres romantiques européens du XIXe siècle et ceux de la Hudson River School. Toutefois, contrairement à ces artistes qui s’efforçaient de peindre des versions sublimes et pastorales de la nature, les tableaux de Shane révèlent les traces inquiétantes de constructions humaines : des mines, des villes ou des terrains de stationnement, par exemple. Ils conjuguent le sublime avec l’angoisse qui se rattache à l’impact de l’activité humaine sur l’environnement. Alors que l’artiste donne corps à ces espaces, il tente de leur donner un sens tout en prenant soin d’en préserver le merveilleux et l’étrangeté.

La peinture, pour Shane, s’apparente à un voyage. Elle exige de l’intuition, mais aussi un certain lâcher prise. En échange, elle lui permet de dériver vers des formes de logique plus sensorielles. Au moyen de la couleur, de la texture, de la forme et de la ligne, Shane trace une frontière mobile où les forces de la nature et celles de l’homme se rencontrent dans une embrassade singulière. Les univers picturaux qu’il présente à la Galerie McClure se situent à la frontière de la géographie et de l’imaginaire.

Matt Shane est né à Vancouver. Il vit et travaille à Montréal et est un candidat à la maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia. Il a beaucoup exposé en Amérique du Nord et à l’étranger. Shane a effectué des résidences d’artiste à Baie-St-Paul, à Wander (Den Haag), à la Cuadro Fine Art Gallery de Dubaï, à Art Omni, au Banff Centre, au Vermont Studio Center et au Klondike Institute of Arts and Culture (KIAC), à Dawson City.

Eva Lapka 2013_archives

Eva Lapka 10 Ans

October 18 to November 9, 2013
Commissaire: Victoria LeBlanc
Vernissage et lancement de livre : jeudi le 17 octobre à 18 h
Échange entre artiste et commissaire : jeudi le 24 octobre à 19 h

La Galerie McClure est fière de présenter 10 Ans, une exposition des œuvres de la céramiste Eva Lapka. Reconnue pour sa maîtrise de la céramique, Lapka travaille la forme humaine de façon poétique afin de parler de la perte, du souvenir et des différents cycles de la vie. L’exposition regroupe près de trente œuvres produites au cours de la dernière décennie et est accompagnée d’un catalogue contenant plus de quarante images, ainsi qu’un texte de Victoria LeBlanc, directrice du Centre des arts visuels et commissaire de l’exposition.

Les corps fragmentés d’Eva Lapka marient la forme et le contenu afin d’évoquer ce qui se cache sous la surface et de mettre à jour une humanité partagée. Les œuvres qui ont été réalisées au cours de la dernière décennie sont porteuses d’une sensibilité féministe distincte, d’un lyrisme sensuel et d’un sentiment d’intimité. Elles se démarquent ainsi des formes plus classiques et géométriques du passé. Tout en continuant d’utiliser le grès, Lapka expérimente avec la répétition des cuissons et des couches de glaçures pour arriver à produire des surfaces riches et complexes qui prennent souvent l’apparence d’artefacts fraîchement déterrés. Pourtant, les formes humaines résistent à la narration : à travers leur abstraction, elles se couvrent d’une ambiguïté qui est chère à l’artiste. « J’essaie d’éviter toute forme de narration pour provoquer le dialogue entre mon œuvre et le spectateur, » précise-t-elle. Qu’il s’agisse de bas-reliefs ou de sculptures, les œuvres présentées dans le cadre de cette exposition font montre d’un savoir-faire poussé et d’une vision singulière.

10 Ans rend aussi hommage à l’artiste pour sa grande contribution au succès du Centre des arts visuels, où elle enseigne depuis 1991. En 1999, elle est devenue la Directrice du département de céramique du Centre. Elle a quitté le poste quatorze ans plus tard, en septembre 2013.

Eva Lapka est originaire de République tchèque. Elle a acquis une formation en sculpture et en design céramique à l’École des métiers d’art de Brno. Lapka a enseigné la céramique dans plusieurs institutions montréalaises, dont le Centre des arts visuels. Elle expose de façon intensive depuis 1979 et ses oeuvres se retrouvent dans de nombreuses collections à travers le Québec, le Canada, les États-Unis et l’Europe. Elle est récipiendaire de plusieurs prix et bourses. En 2013, Elle est devenue membre de l’Académie Royale des Arts du Canada.

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Art au carré un exposition de levée de fonds

Soirée de gala
Jeudi le 21 nov. à 18h
Exposition:
19 – 23 nov. 2013

Joignez-vous à nous et soutenez le Centre des arts visuels! Le Centre des arts visuels pare les murs de la Galerie McClure d’une centaine de peintures et d’œuvres d’art au pied carré créées par la communauté dynamique d’artistes, professeurs, étudiants, employés et amis du Centre.

Que ce soit à titre d’amis ou de participants, nous espérons que vous vous joindrez à nous pour cette célébration. L’exposition offre une opportunité rare d’admirer et d’acheter des œuvres, toutes de forme carrée, à un prix abordable et dans une grande variété de styles et de techniques.

Un billet à 25$ pour la soirée de gala vous permet de placer les premières offres sur du grand art avec, en prime, du vin et des hors d’œuvres. Les billets sont disponibles au bureau, par téléphone au 514-488-9558 ou par courriel à info@centredesartsvisuels.ca

S’il vous plaît, montrez votre support au Centre; plus grande école d’art indépendante bilingue au Canada et espace culturel sans buts lucratifs. Les activités de levées de fonds constituent pour nous un moyen important d’assurer le bon déroulement de nos opérations et de pouvoir continuer d’offrir des programmes et services de qualité qui soient accessibles au public.

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Lorraine Pritchard Cadence

Vernissage: jeudi le 28 novembre à 18 h
Exposition :
November 29 to December 21, 2013

La Galerie McClure est honorée de présenter les œuvres de Lorraine Pritchard avec Cadence. L’exposition rassemble une vingtaine d’œuvres et présente tantôt des fonds gris calmes tout en subtilité, tantôt des champs roses, bleus ou verts plus flamboyants.

« L’espace dans lequel nous vivons est fait de mouvements et de rythmes » et l’idée de « l’unité et de la diversité » sous-jacente nourrit les recherches visuelles de Pritchard : tout est motif, rythme et interconnexion. À la fois œuvres d’art et actes contemplatifs, ses peintures se dévoilent à la manière de manuscrits méditatifs. Les rangées de traits bigarrés y deviennent un témoignage visuel de la passion que l’artiste met à l’ouvrage, un mantra répété sans relâche vers l’atteinte d’un état de conscience modifié. À la manière d’une musique, les œuvres de Pritchard exigent un certain temps pour se révéler totalement. Elles nous incitent à scruter sans cesse la danse de leurs traits noirs ou colorés, tandis qu’elles déploient leurs mélodies en combinaisons évocatrices et retentissantes. Ces peintures sont porteuses d’une intégrité et d’une résolution sans bornes et demandent à être parcourue encore et encore.

Lorraine Pritchard est née dans la région des Prairies canadiennes, au Manitoba. Son travail a été influencé par les motifs et les relations spatiales des vastes plaines. L’œuvre de cette artiste visuelle comprend des dessins, des peintures et des assemblages. Sa motivation sous-jacente consiste en la recherche d’un langage visuel qui puisse illustrer les liens unissant la réalité physique et la réalité spirituelle. Son travail a été présenté dans des expositions au Canada, en France, en Belgique, aux États-Unis et au Japon (Ambassade du Canada à Tokyo). Elle vit et travaille présentement à Montréal et elle est représentée par Beaux-arts des Amériques.

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Reuel Dechene Chase

Exposition : Du 10 janvier au 1er février 2014
Vernissage : jeudi le 9 janvier à 18 h

La Galerie McClure est heureuse de présenter le travail de Reuel Dechene dans le cadre de l’exposition Chase. Il y présente environ huit pièces murales de grandes dimensions et comportant chacune un minimum de mille ampoules lumineuses. Le coffre à outil de Dechene est bien garni : fer à souder, voltmètre, pinces d’électricien et autres. C’est ainsi armé que, pour notre plus grand plaisir, il transforme d’anciens panneaux de formica, des enjoliveurs, des objets trouvés et des jeux de lumières de Noël en œuvres luminescentes animées.

Le système d’éclairage habituel de la galerie se fait discret dans Chase, puisque c’est dans la pénombre que les œuvres de Dechene brillent vraiment. Au rythme des flashes multicolores, ses installations font appel tant à notre imagination qu’à notre mémoire. Des souvenirs de parc d’attractions émergent de l’enfance, puis, Dechene place l’observateur au milieu d’une ville miniature prise quelque part entre le passé et le futur, sorte de Las Vegas réduite au kitsch assumé et envoûtant.

Ses installations vont même jusqu’à détecter la présence et les mouvements des spectateurs. Elles épellent des mots et des phrases qui évoquent des associations et des significations multiples tantôt décalées, tantôt ironiques. «À travers la sculpture, je chante les louanges du langage visuel de la publicité et du consumérisme. Les rebus que sont les objets abandonnés du quotidien sont transformés et réanimés tandis que je leur insuffle une vie nouvelle,» explique Dechene. Son œuvre s’offre donc comme un spectacle qui se doit d’être apprécié tant sur le plan sensoriel qu’intellectuel. Les réactions qu’elle suscite sont variées mais immanquablement fortes.

Reuel Dechene est un artiste multimédia montréalais. Il est reconnu pour son usage extravagant des lumières de Noël et a présenté son travail dans le cadre d’expositions solo à Calgary, à Montréal, à Toronto et à Ottawa. En 2005, Reuel a été invité à faire partie de 18 Illuminations Contemporary Art and Light : une exposition qui a voyagé à travers le Canada jusqu’en 2008. En 2010, il a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia, avec distinctions.

ShireenKamran_Archives

Shireen Kamran Soul Matters

Exposition : Du 7 février au 1er mars 2014
Vernissage : Jeudi le 6 février à 18 h

La Galerie McClure est heureuse de présenter le travail de Shireen Kamran dans le cadre de l’exposition Soul Matters. La douzaine de peintures qui y est présentée témoigne de la détermination de l’artiste à explorer les zones d’intersections et les tensions qui existent entre le représentatif et l’abstrait. Ses œuvres les plus récentes font preuve d’une énergie expressive et d’une expérimentation résolument picturale.

Les peintures de Kamran sont empreintes d’une iconographie très personnelle et constituées de traits sur des fonds atmosphériques. «Mon travail est autobiographique jusqu’à un certain point», note l’artiste, «un langage visuel servant à la quête du soi et qui s’inspire de traditions culturelles perçues comme étant interdites». Une grande part de la charge émotionnelle qui se dégage des œuvres de Kamran découle de la réconciliation de ses racines. L’artiste provient du Pakistan et son travail est imprégné des influences du mysticisme Soufi et de la poésie lyrique de Rumi. The Way of the Soul #3 ou Cul de sac présentent de longues horizontales suggérant le dévoilement d’une trame narrative qui rappelle le souvenir culturel, la séparation, le retrait ou la résolution. Kamran amène l’œil à voyager à travers des espaces calmes d’indigo profond ou de gris, avant de le confronter à des passages verticaux aux formes et aux couleurs plus denses. Le lexique personnel de l’artiste parsème ce champ visuel : formes hybrides humaines et animales, lettres effritées, larme, chaise ou rivage. Ces métaphores élémentaires demeurent ambiguës, juste sous le seuil de l’identifiable. Ici, la signification appartient tant au domaine de ce qui est dérobé au regard qu’à l’image elle-même. La palette de couleur est conséquente : des jaunes brûlés riches et des rouges de cadmium sur des gris et des bruns harmoniques. Les coups de pinceau, les espaces grattés et ceux où les couches de peinture se superposent contribuent à insuffler à la toile une matérialité brute rappelant l’Expressionnisme allemand des premiers jours. Les œuvres de Shireen Kamran sont des archéologies nuancées de traits résonnants et énigmatiques, d’humeurs changeantes et de gestes festifs. Elles dépassent la sphère personnelle dans leur quête d’équilibre.

Shireen Kamran vit et travaille à Montréal. Elle a obtenu son baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (cum laude) en 2000. L’artiste est représentée par la Galerie Saint Laurent & Hill à Ottawa, la Oeno gallery dans le Comté de Prince-Edward , la Canvas Gallery à Karachi, et la Drawing Room Gallery à Lahore. Elle a pris part à plusieurs expositions, en solo et en groupe, au Pakistan et au Canada.

Michel Daigneault_archives

Michel Daigneault Quelques réflexions sur la Montagne Nue

Exposition : Du 7 au 29 mars 2014
Vernissage : Jeudi le 6 mars à 18 h

La Galerie McClure est heureuse de présenter les toutes dernières œuvres peintes de Michel Daigneault dans le cadre de Quelques réflexions sur la Montagne Nue, une exposition regroupant une dizaine de tableaux de grand format.

Avec Quelques réflexions sur la Montagne Nue, Daigneault intensifie l’orchestration d’un espace en mutation pour fragiliser la frontière entre les deux grandes catégories de la peinture que sont la figuration et l’abstraction. Dans ses nouveaux tableaux, le peintre incite le spectateur à s’interroger sur ce qu’il regarde en l’entraînant dans un espace pictural où le vocabulaire abstrait côtoie des réalités reconnaissables. Il l’amène aussi à jongler avec certaines analogies visuelles. La montagne, comme l’indique le titre de l’exposition, se fait ici allusion. Latente, imprécise, elle apparaît dans l’œuvre sous différentes formes. Parfois par une ligne de contour, parfois par une accumulation de formes et parfois par l’architecture d’un paysage.

Michel Daigneault fait partie de cette nouvelle génération de peintres abstraits nés « après l’abstraction ». Alors que, dans ce mouvement artistique, tout semble avoir été fait, ses tableaux témoignent d’un renouvellement du langage pictural abstrait. Ses œuvres, bien que non-figuratives, jouent sans cesse avec l’idée de la figuration; avec les couleurs, les formes et leur agencement dans l’espace. À ce propos, Gaston Saint-Pierre a déjà noté : « La peinture de Michel Daigneault est régie par le règne de l’interférence, de la compatibilité, de la transitivité des systèmes et des registres de l’image. Nous ne sommes pas dans le domaine de l’illusion, mais dans celui de l’allusion ».

Michel Daigneault est né à Montréal et détient un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia et une maîtrise en histoire de l’art de l’Université de Montréal. Il a présenté de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada, aux Etats-Unis et en Europe. Plusieurs collections muséales et corporatives ont fait l’acquisition de ses œuvres, notamment la Caisse de dépôt et de placement du Québec, le Musée des beaux-arts du Canada, la Banque d’œuvres d’art du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, la Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée des beaux-arts du Québec, le Musée d’art de Joliette, la Banque Nationale, Hydro-Québec, RBC Banque Royale, le Ministère des Affaires étrangères du Canada, et la University of Lethbridge.

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Exposition annuelle des étudiants

Vernissage : samedi le 5 avril à 12h
Exposition : du 5 au 19 avril 2014

Les étudiants inscrits à l’école d’art pour la session d’hiver sont invités à exposer leurs œuvres dans le cadre de notre exposition annuelle. Cette exposition qui comprend des centaines d’œuvres dans une grande variété de techniques donne aux étudiants la possibilité de voir leurs œuvres dans le contexte d’une galerie professionnelle. Elle offre aussi au public l’opportunité de pouvoir apprécier la grande diversité de la production artistique qui a lieu au Centre.

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Pirates de l’art

Vernissage : Jeudi le 1er mai à 18 h
Exposition : Du 2 au 24 mai 2014
Commissaire : Robert Poulin


«Au verbe, qui soutient le concept et la théorie, je préfère la main qui révèle l’imaginaire et le sensible»
(Robert Poulin)

La Galerie McClure est heureuse de présenter les œuvres d’un groupe d’artistes aux pratiques artistiques non-conformistes dans le cadre de Pirates de l’art, une exposition ayant pour commissaire Robert Poulin.

C’est en dehors des corridors navigables de l’art institutionnel et de l’académisme que, depuis une décennie, l’amateur d’art Robert Poulin mène sa barque, là où, aux marges de l’état majuscule de l’Art, sévissent ces pirates, loin des concepts, de la démarche et de l’écrit. L’exposition Pirates de l’art propose une vingtaine d’artistes inclassables dont les œuvres hétérodoxes sont empreintes d’un esprit de subversion désinvolte et d’invention jubilatoire. S’opposant à une culture savante, ces amoureux du dessin s’abreuvent aux sources de l’art populaire. Résistant à la pensée consensuelle et dominante, ils font appel à l’instinct plutôt qu’à l’intellect.

Bienvenue dans l’univers subversif et rebelle de Claude Bolduc, Romulo Cesar, Daniel Erban, Marc Leduc, Jacinthe Loranger, Kim Moodie, Shaun Morin, Nancy Ogilvie, Osvaldo Ramirez-Castillo, Étienne Rochon, John Todd, Henriette Valium, Max Wyse et consorts. Avec leurs mains, ils nous racontent leurs histoires. Avec nos yeux, écoutons-les.

Sculpteur professionnel, Robert Poulin construit de monumentales sculptures tubulaires curvilignes de 1972 à 1992. En 1995, il fonde la Peau de l’Ours, un collectif d’acquisitions, qui réunit aujourd’hui quelques soixante-dix tableaux de grand format. Il collabore également avec la Galerie d’art d’Outremont jusqu’en 2012. Collectionneur, il organise nombre d’expositions et ouvre sa galerie, l’Espace Robert Poulin, sise dans l’édifice Belgo depuis 2012. Celle-ci participe a plusieurs foires importantes depuis sa création, dont TIAF et PAPIER.

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Suzelle Levasseur Pyro

Vernissage : Jeudi le 29 mai à 18 h
Exposition Du 30 mai au 21 juin 2014

La Galerie McClure est heureuse de présenter le travail de Suzelle Levasseur avec l’exposition PYRO. L’artiste y présente des toiles de grands formats peintes à l’acrylique, ainsi qu’une série de dessins plus petits sur papier. La réalisation des œuvres de Levasseur a quelque chose d’autobiographique : elle utilise la fluidité de l’acrylique de façon intuitive afin d’explorer la mémoire visuelle et sensorielle.

Des bruits semblables à des explosions, des feux d’artifices se produisent dans l’atelier où le père de Suzelle Levasseur exerce le métier de forgeron : un cube dans lequel s’entrecroisent des étincelles de couleur, des rivières de feu, des explosions de lumière violente et des formes incandescentes. Ce père-forgeron, cet Héphaïstos qui attisait la curiosité de Levasseur lorsqu’elle était enfant, ravive aujourd’hui sa mémoire. Avec ce nouvel ensemble, elle est partie à la recherche de l’empreinte de ce feu et de son caractère tant auditif que visuel. Avec PYRO, Suzelle Levasseur quitte la forge pour s’immerger dans ses éclats, ses coulées de couleur et ses explosions anarchiques à travers la peinture et le dessin. En soufflant sur les braises, elle cherche à établir les contrastes et les harmonies qui répondent à l’impression visuelle forte du feu électrique.

Avant même que ne s’élabore l’écriture du tableau, l’artiste va à la rencontre d’une énergie, d’une pulsion, d’une respiration. Puis le tracé se manifeste. «C’est là, dans ce lieu, dans ce moment précis que le tableau commence», explique Levasseur. «Le geste se prépare, les liquides se composent et tout se met en place. J`ajuste, j`efface, je prolonge.» Chez Levasseur, le travail est instinctif et incarné. Les œuvres qui émergent sont à la fois intimistes et éblouissantes. Elles ouvrent une porte sur l`univers visuel et sensoriel du souvenir.

Née à Trois-Rivière, Suzelle Levasseur a étudié à l’Université du Québec à Montréal. Elle a exposé son travail dans plusieurs institutions montréalaises dont la Galerie Gilles Corbeil, la Galerie Yajima, la Galerie Yahouda-Meir, la Galerie Trois-Points, la Galerie Éric Devlin, et le Musée d’art contemporain de Montréal. Elle a également exposé à la Grünwald Gallery de Toronto, à la Galerie Baudinet-Hubbard de New York et au Centre culturel canadien à Paris. Ses œuvres ont fait partie de l’exposition Femmes artistes du XXe siècle au Québec, présentée en 2010 au Musée national des beaux-arts du Québec, ainsi que de La question de l’abstraction, une exposition présentée jusqu’en 2016 au Musée d’art contemporain de Montréal. Le travail de Levasseur est présent dans de nombreuses collections.