Galerie        
McCLURE

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Eva Richardson Episode

Vernissage : Jeudi le 1er décembre 2016 à 18 h
Exposition : du 2 au 22 décembre 2016
Conférence  : Jeudi le 8 décembre à 18 h

La galerie McClure est heureuse de présenter les œuvres récentes d’Eva Richardson dans le cadre de l’exposition Surface. Environ 20 toiles de petit à moyen format et un nombre égal de petits collages élégants y sont présentés. C’est un recueil d’œuvres calme et puissant. Dans l’ensemble, les toiles témoignent d’une sensibilité esthétique aiguisée ainsi que d’une intimité à la fois introspective et évocatrice.
Son travail antérieur cherche à saisir, par un style minimaliste abstrait, un sentiment de la terre. Le travail plus récent de Richardson, tire son élan initial non pas de la terre, mais de ses collages, issus de son environnement urbain — dans les pages tachées et les couvertures de vieux livres, les surfaces de métal rouillées, la façade marquée d’un mur de graffiti décrépit à la recherche de traces et d’interludes plus calmes, plus modestes, et vétustes.

On retrouve dans les œuvres récentes sa prédilection antérieure pour les nuances monochromatiques et l’orchestration subtile de ton, une palette limitée soulignant la notion d’immersion dans un milieu, comme si le tableau dépassait ses extrémités pour s’immiscer dans l’espace du spectateur. Bien que les petits collages, avec une composition bord à bord, mettent l’accent sur la platitude du plan pictural ; les œuvres récentes, au contraire, capturent un plus grand sens du mouvement, de la fluctuation et de la profondeur du plan. En effet, ce qui distingue le plus ce nouveau travail de celui du passé, c’est le trouble ou l’émoi de la surface. Une certaine intimité émotionnelle ressort de ses toiles, les tableaux sont plutôt des paysages « d’intérieur » que des paysages, capturant d’autant plus ardemment le moi « physique » naviguant le monde vécu, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Gentle Rain (2016), rend poétiquement une sensation de pluie tombante sur nous, en nous, comme si nous étions « trempés par le temps ». Les marques de Richardson traitent des notations fragiles de la psyché n’ayant pas encore trouvé le moyen d’une expression verbale. Il s’agit là de leur intimité, de leur lutte continuelle. Nous analysons l’espace pictural afin de s’attarder sur ses nuances, comme nous pourrions lire et relire les lignes d’un poème, afin d’en trouver un sens.

Heures d’ouverture : du mardi au vendredi de 12h à 18h; samedi de 12h à 17h
galeriemcclure@centredesartsvisuels.ca